Malgré une volonté affichée ces dernières années de diversifier le mix énergétique, le développement des énergies renouvelables est resté limité en Algérie. La politique énergétique du pays est demeurée principalement orientée vers l’optimisation de la production gazière.
En 2025, l’Algérie a mis en service 400 MW de nouvelles capacités solaires photovoltaïques, selon les données du Global Solar Council. Ce volume place le pays parmi les dix principaux marchés africains ayant le plus contribué au déploiement de cette technologie sur l’année.
En effet d’après le rapport Africa Market Outlook for Solar PV: 2026–2029 publié le 3 février, l’Afrique a enregistré en 2025 sa plus forte progression annuelle jamais observée, avec une croissance de 54 % des capacités installées par rapport à 2024. Au total, environ 4,5 GW de nouvelles capacités ont été ajoutés sur le continent.
Malgré cette avancée, l’Algérie reste encore loin de ses objectifs en matière de développement des énergies renouvelables. Les autorités ont en effet fixé un objectif de 15 GW de capacités renouvelables à installer à l’horizon 2030, selon les données officielles relayées par Agence Ecofin en août 2025.
Dans le même temps, le système électrique algérien reste très largement dominé par le gaz naturel avec plus de 99 % de la production nationale d’électricité. Plusieurs programmes ont pourtant été lancés pour soutenir le développement des énergies renouvelables, notamment dans le solaire photovoltaïque, à travers des appels d’offres et des projets portés par des entreprises publiques.
Arrivé à la tête de Sonatrach en octobre 2025, Noureddine Daoudi a annoncé vouloir associer l’entreprise publique à la transition énergétique du pays, avec la promesse que celle-ci sera capable d’investir dans le renouvelable, sans renier son ancrage dans les hydrocarbures.





















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