Alors que les autorités égyptiennes mènent un assainissement budgétaire rigoureux, les projets de modernisation de plusieurs raffineries fonctionnant en dessous de leurs capacités visent à réduire la facture des importations des carburants.
L’Égypte envisage d’investir 4 milliards USD dans six projets de modernisation et de développement de raffineries de pétrole existantes, a annoncé le ministre du Pétrole et des ressources minérales, Karim Badawi, le 16 février.
« Le gouvernement a élaboré une stratégie axée sur le développement et l’augmentation de la valeur ajoutée des raffineries de pétrole existantes, à travers l’exécution de 6 projets nécessitant un investissement cumulé de 4 milliards $ pour augmenter la capacité de production et réduire la facture des importations des carburants », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec le vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, et le Directeur régional de l’institution pour les régions d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique, Cheick-Oumar Sylla.
Selon un communiqué publié par le ministère, les responsables de cette filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé ont discuté des opportunités d’investissement et de financement dans les domaines du raffinage du pétrole, de la pétrochimie et des industries à valeur ajoutée, ainsi que dans le secteur minier. Ils ont aussi exploré « les possibilités de coopération en vue de fournir des financements destinés à augmenter les taux d’utilisation des infrastructures de raffinage » du pays.
L’Égypte dispose d’une capacité de raffinage nominale de 840 000 barils par jour (bpj) répartie dans une douzaine de raffineries, qui sont majoritairement opérées par la compagnie pétrolière nationale, Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC). Les principales unités sont celles de Mostorod (161 000 bpj) et de MIDOR (160 000 bpj). La plupart d’entre elles ne tournent cependant pas à plein régime, en raison notamment d’un manque d’entretien et de modernisation.
Conséquence : la capacité de production de produits pétroliers raffinés s’est limitée à environ 600 000 bpj en 2024, obligeant le pays à importer une large part de ses besoins en carburants, selon les données du Département américain du Commerce.
La consommation égyptienne de produits pétroliers raffinés devrait augmenter au cours des prochaines années, malgré la forte réduction des subventions étatiques sur la plupart des carburants décidée ces dernières années, dans le cadre d’un plan de réformes économiques soutenu par un programme de financement du Fonds monétaire international (FMI).





















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