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#Emploi #Jeunesse #Startup #ALGERIE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 15 Avril 2026 à 05:38

Alors que le chômage des jeunes de 16 à 24 ans avoisine les 30 % en Algérie, le pays expérimente un nouveau levier pour transformer ses universitaires en viviers de créateurs d’entreprises.

En Algérie, les start‑up fondées par des étudiants émergent progressivement comme une réponse structurelle au défi de l’emploi des jeunes. La semaine passée, la bibliothèque centrale de l’université Mustapha‑Stambouli de Mascara a accueilli le premier Salon national des jeunes entrepreneurs.

Placé sous le thème « L’entrepreneuriat, leadership et avenir de la jeunesse », l’évènement a été organisé par la direction de la jeunesse et des sports, en coordination avec l’Office des établissements de jeunesse et la ligue de wilaya des activités culturelles et scientifiques. D’après des informations relayées par plusieurs médias locaux, 230 jeunes entrepreneurs venus de 39 wilayas ont présenté leurs projets devant plus de 1500 visiteurs.

Tenu du 31 mars au 2 avril, le salon a misé sur le réseautage et l’inspiration. Les jeunes porteurs de projets issus du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation et des incubateurs universitaires ont échangé directement avec des entrepreneurs expérimentés, s’inspirant de leurs parcours pour nourrir leur ambition.

La cérémonie de clôture, présidée par le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, Dahmane Adimi, a récompensé les initiatives les plus prometteuses. Des distinctions ont été décernées pour la meilleure start‑up, la meilleure micro‑entreprise, le meilleur auto‑entrepreneur et la meilleure idée de projet innovant.

Au‑delà de l’événement, le message est sans ambiguïté. Pour M. Adimi, ce salon « incarne la place centrale de la jeunesse algérienne dans les priorités nationales, en offrant un espace où la créativité et l’initiative prennent vie ». Il n’a pas hésité à le présenter comme « un pont entre ambition et réalité, permettant aux jeunes de découvrir les dernières tendances de l’entrepreneuriat ».

Cette initiative s’inscrit dans un marché du travail sous forte tension. L’Algérie dispose pourtant d’un atout démographique majeur, avec près de 60 % de sa population âgée de moins de 30 ans. Ce potentiel peine néanmoins à se convertir en opportunités concrètes. En 2024, le taux de chômage national s’établissait à 9,7 % selon l’Office national des statistiques, malgré la création de 450 000 emplois. Les jeunes de 15 à 24 ans restent les plus exposés, avec un taux atteignant 28,5 %, tandis que le chômage dépasse 19 % chez les diplômés universitaires.

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