Le partenariat s’inscrit dans le cadre des ambitions du Maroc visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 53 % d’ici 2035, avec pour objectif à moyen terme d’atteindre une part de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique à l’horizon 2030.
La ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, ont signé, le 5 mai, un accord bilatéral portant sur la mise en œuvre de l’article 6.2 de l’Accord de Paris sur le climat.
Selon le communiqué du ministère marocain, il s’agit de développer des approches coopératives reposant sur les mécanismes de marché prévus par l’article 6.2 de l’Accord de Paris, afin de mettre en œuvre des projets conjoints générant des résultats d’atténuation transférables à l’international (ITMOs) et contribuant à la réalisation des Contributions déterminées au niveau national (CDN) des deux pays.
Le Maroc et la Norvège prévoient de mettre en œuvre un programme d’incitations basées sur la production (Generation-Based Incentive – GBI), destiné à soutenir le déploiement d’environ 2 gigawatts de capacités de production d’énergies renouvelables, incluant des solutions de stockage par batteries, sur une période de dix ans (2026-2036).
« Ce programme accorde une importance particulière aux projets les plus complexes ou les moins rentables, qui nécessitent un soutien financier supplémentaire via les mécanismes du marché du carbone », précise le communiqué.
Le projet devrait permettre de réduire jusqu’à 10 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030, tout en renforçant l’attractivité des investissements verts, en mobilisant des financements climatiques, en favorisant le transfert de technologies et en créant des opportunités d’emploi.
Ce partenariat s’inscrit dans les efforts du Maroc visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 53 % d’ici 2035, contre un objectif précédent de 45,5 % pour 2030, dans le cadre de la CDN 3.0 (soumise en octobre 2025). Cette révision relève le niveau d’ambition climatique du pays et s’inscrit dans une trajectoire de long terme pour son système énergétique.
Le pays ambitionne également de tripler sa capacité en énergies renouvelables pour atteindre plus de 15 GW d’ici 2030, de développer le stockage et d’améliorer le réseau électrique et les interconnexions régionales, ainsi que de fixer une date conditionnelle de sortie progressive du charbon à l’horizon 2040, sous réserve d’un soutien international.
Rappelons que le Maroc demeure exposé aux effets du changement climatique, notamment aux périodes de sécheresse répétées, aux précipitations irrégulières et extrêmes, et à d’autres aléas environnementaux.
























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