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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 20 Septembre 2026 à 09:42

En marge de l’AIM Congress 2026, l’Égypte et les Émirats arabes unis cherchent à élargir leur coopération à plusieurs secteurs, notamment l’industrie, l’agro-industrie et les services numériques. Le Caire entend parallèlement mieux valoriser ses actifs publics et attirer davantage de capitaux étrangers vers des projets productifs.

L’Égypte et les Émirats arabes unis ont discuté, le 7 septembre, du renforcement de leur coopération dans l’industrie manufacturière, l’agro-industrie, les infrastructures, les services numériques et le développement du secteur privé.

Pour Le Caire, cette coopération doit permettre de mieux valoriser les actifs publics et d’attirer des capitaux vers des projets productifs. Ahmed Rostom, ministre égyptien de la Planification et du Développement économique, a indiqué que son ministère travaille à améliorer la gestion des investissements publics, conformément aux objectifs de la Vision Égypte 2030.

Abou Dhabi souhaite pour sa part approfondir cette relation. Le ministre émirati du Commerce extérieur, Thani Ben Ahmed El-Zeyoudi, a salué la dynamique des échanges bilatéraux et réaffirmé la volonté de son pays de développer les investissements conjoints et de tirer parti des opportunités d’investissement offertes par l’économie égyptienne.

Cette volonté de renforcer le partenariat s’appuie sur une relation commerciale déjà importante. Les échanges bilatéraux ont atteint 9,68 milliards $ en 2025, contre 3,68 milliards $ en 2021. Sur la même période, les exportations égyptiennes vers les Émirats sont passées de 1,22 milliard $ à 6,99 milliards $, soit une progression d’environ 475 %. Les investissements émiratis constituent l’autre pilier de ce partenariat. Au premier semestre de l’exercice 2024/2025, ils ont atteint 2,2 milliards $, contre 2,1 milliards $ un an plus tôt.

Le projet de Ras El-Hekma illustre l’ampleur de cette présence. En 2024, le groupe émirati ADQ a conclu avec l’Égypte un accord de 35 milliards $, comprenant 24 milliards $ au titre des droits de développement de la zone et 11 milliards $ correspondant à des dépôts émiratis destinés à être investis dans l’économie égyptienne. L’État égyptien doit conserver une participation de 35 % dans le projet.

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