Israël : une économie forte mais avec des inégalités
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Yoann Hervey
vendredi 5 février 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Février 2016 à 08:02

Selon l’OCDE, si l’économie israélienne repose sur des bases solides, l’Etat hébreux connaît néanmoins un taux de pauvreté élevé et des inégalités marquées qui nuisent au bien-être de sa population.

L’organisation européenne de coopération économique (OCDE) vient de publier une étude sur l’économie d’Israël à l’occasion du cinquième anniversaire de son adhésion à l’Organisation le 31 janvier 2016.

Selon ce rapport remis par le secrétaire de l’OCDE Angel Gurria au Premier Ministre Benjamin Netanyahou, l’économie d’Israël connaît, grâce à la prudence de ses politiques monétaires, financière et budgétaire, une croissance bien supérieure à celle des autres membres de l’Organisation depuis plus d’une décennie.

L’inflation y est faible, l’excédent extérieur confortable et les finances publiques se portent bien. 

Une économie déséquilibrée ?

Malgré ces bons résultats, la productivité reste pourtant faible en raison de la coexistence de deux phénomènes économiques antagonistes. Le dynamisme d’industries tournées vers l’exportation est en effet sapé par l’inefficacité de secteurs protégés

L’OCDE publie parallèlement à cette étude un autre rapport sur le bien-être en Israël intitulé « Measuring and Assessing Well-Being in Israël ».

Si l’Etat juif obtient de bons résultats en matière de bien-être subjectif, de santé et de niveau d’instruction, les résultats de son taux de pauvreté, de la qualité de son air et des prix des logements sont, eux, inférieurs à ceux de la moyenne de l’OCDE. L’étude met également en avant les nombreuses inégalités sociales

Des inégalités 

A tire d’exemple, le taux de pauvreté des Arabes israéliens et des Haredim ultra-orthoxes est supérieur à la moyenne nationale. Corollairement, leur taux d’activité et leur niveau d’instruction est inférieur à ceux des Juifs Laïcs.

Combinés, tous ces éléments concourent à des « niveaux de capital humain » inférieurs à ceux des autres membres de l’Organisation européenne.

 « Ces deux rapports fournissent à Israël un instantané de l’état de son économie et du bien-être collectif » a déclaré M. Gurría. Et de rajouter : «  Toutefois, il reste beaucoup à faire si l’on veut que chaque individu de la société israélienne bénéficie des fruits de cette croissance solide ».

 

Pour aller plus loin :

Retrouvez notre article sur l’impact d’un prix du pétrole faible pour l’économie d’Israël.

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