Anniversaire : L’économie tunisienne, dernière victime de la Révolution ?
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #Institutions #Politique #TUNISIE
Karl Demyttenaere
jeudi 14 janvier 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 14 Janvier 2016 à 13:13

Cinq années se sont écoulées depuis la Révolution de Jasmin mais la Tunisie semble encore en payer le coût économique. Etat des lieux d’un pays peinant à trouver un nouvel équilibre.

Il y a tout juste cinq ans, suite à une grève générale, le dirigeant tunisien Ben Ali quittait le pays pour gagner l’Arabie Saoudite. Le président de la république tunisienne et ses proches avaient jusqu’alors une influence importante sur l’économie nationale.

En effet, d’après la Banque Mondiale, plus de 21% des bénéfices réalisés par les entreprises du secteur privé était capté par ses proches via un réseau d’entreprises placés sous leur contrôle direct.

Cependant, même une fois cette chape de plomb levée, l’économie tunisienne peine à redémarrer.

Situation économique difficile

Selon le député et l’homme d’affaires Mohamed Frikha (ancien PDG de Telnet), la Tunisie n’aurait pas touché l’ensemble des aides promises par les états occidentaux, près de 22 milliards d’euros.

Le dinar tunisien a connu une forte dépréciation face à l’euro précisément ces dernières années, notamment entre mai 2011 et mai 2013. En effet, le dinar a perdu 10% par rapport à la monnaie unique sur cette période, donnée importante puisque les principaux partenaires commerciaux de la Tunisie sont européens.

Instabilité politique

Depuis l’arrivée au pouvoir en octobre 2011 du mouvement religieux Ennahda, le pays est soumis à des tiraillements politiques entre islamistes et forces laïques. Les réformes économiques sont ainsi restées lettre morte, la machine étatique ne parvenant pas à dépasser ces clivages politiques.

Les attaques au Bardo en mars 2015 et à Sousse en juin de la même année ont révélé la situation sécuritaire précaire du pays, qui voit déjà de nombreux touristes opter pour d’autres destinations.

Des signaux positifs

Malgré une croissance faible en 2015 (0,5%), le FMI table sur une croissance économique de la Tunisie à 2,5% en 2016, 3,3% en 2017 et 4,9% en 2018

L’obtention du prix Nobel de la paix l’année dernière et le soutien de la communauté international sans cesse renouvelé, de l’UE en tête, constituent autant de signaux positifs pour la jeune démocratie… et les investisseurs.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *