Pourquoi la croissance va fortement ralentir au Maroc en 2016
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Yoann Hervey
lundi 25 janvier 2016 Dernière mise à jour le Lundi 25 Janvier 2016 à 16:04

Les prévisionnistes sont unanimes : le Maroc va connaître un net recul de sa croissance en 2016. La faute, en partie, à une mauvaise une saison agricole.

Nous l’évoquions en conclusion d’un précédent article sur les bons résultats du déficit commercial extérieur du Maroc, les actuelles perspectives économiques du Royaume de Mohammed VI s’annoncent moins bonnes que celles de 2015.

Selon les conjoncturistes et autres institutions internationales spécialisées en économie, le taux de croissance du PIB ne dépassera pas la barre des 3% cette année. Le plus grand nombre parle même d’une division par deux des chiffres de la croissance 2015 dont la progression a été estimée à 4,7%.

3% voté en loi de finances

Prenant acte de ces prévisions, le gouvernement marocain conduit par l’islamiste modéré Abdelilah Benkirane, a fait voter une loi de finance tablant sur un taux de 3%. Ce chiffre est également celui retenu par le Fonds Monétaire International dont les experts ont conduit une mission à Rabat en novembre 2015.

Selon, le Haut-Commissariat au plan (HCP), institution statistique indépendante du gouvernement, la perspective d’une croissance à 3% est plus qu’optimiste. Ces derniers préfèrent tabler sur un taux de 2,6%.

Le groupe Crédit Agricole du Maroc prévoit, lui, un taux de 3,6%, prévision de loin la plus favorable. Quant au taux le plus bas, il a été donné par le Centre Marocain de Conjoncture (CMC), un institut économique basé à Rabat, qui parle que d’une croissance de 1,2% en 2016.

La pluviométrie en cause

La bonne croissance économique enregistrée en 2015 était due pour beaucoup à l’excellente campagne agricole : 11,5 millions de tonnes de céréales ont été récoltés, ce qui représentait une hausse de + 5% par rapport à l’année précédente.

Mais la pluviométrie déficiente constatée depuis des semaines ne cessent d’assombrir les perspectives de 2016, l’agriculture comptant pour 15% du PIB marocain.

La consommation intérieure patronnée par la chute du prix de l’énergie, la reprise progressive de l’économie en Europe favorisant de meilleures exportations, notamment dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique, le nouvel essor du BTP permettent à l’économie marocaine de résister à cette chute de la production marocaine.

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