Le Maroc va devenir le leader mondial de la production d’engrais
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Yoann Hervey
mercredi 3 février 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Février 2016 à 16:25

L’inauguration d’une nouvelle usine d’engrais à Jorf Lasfar donne une dimension mondiale à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), géant marocain du secteur.

« En 2017, l’Office Chérifien des Phosphates [OCP] atteindra une capacité de production d’engrais de près de 12 millions de tonnes par an. Ce qui fera de notre groupe le leader mondial dans ce marché » explique Mostafa Terrab, le Directeur Général de l’entreprise marocaine spécialisée dans la synthèse de produits phosphates. 

Et pour cause, l’OCP a récemment investi plus de 5,3 milliards de dirhams (490 millions d’euros) pour construire son African Fertilizer Complex (AFC), la première des quatre des unités de production qui seront lancéées d’ici un an et demi.

Au final, ce sont près de 1,4 millions de tonnes d’acide sulfurique, 450 000 tonnes d’acide phosphorique et 1 million de tonnes d’engrais qui sortiront annuellement de cette imposante infrastructure, située près d’El-Jadida, à une centaine de kilomètres au sud de Casablanca.

Le complexe comprend également une centrale thermoélectrique d’une puissance de 62 MW et de différentes infrastructures de stockage qui peuvent accueillir jusqu’à 200 000 tonnes d’engrais.

Une usine à destination de l’Afrique

Inaugurée par le roi Mohammed VI qui est également à l’initiative du projet, cette usine est entièrement destinée au marché africain. Elle devrait permettre aux agriculteurs de disposer d’un approvisionnement stable et régulier en produits phosphadiques et ainsi garantir la sécurité alimentaire du continent.

La sous-utilisation des engrais est la cause du faible taux de rendement agricoles africains. A titre d’exemple, là où la production de manioc atteint le rendement moyen de 36 tonnes par hectare en Inde, elle est trois fois plus faible en Afrique (11 tonnes/hectare).

« Nous sommes partis d’un constant historique éclatant, aucun pays ne s’est développé, y compris dans l’industrie, sans avoir au préalable développé son agriculture. L’augmentation des rendements est nécessaire, reste à savoir comment l’atteindre de manière efficace et responsable » a expliqué un conseiller de Mostafa Terrab.

A termes, 380 emplois devraient être crées.

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