Prix de l’or noir au plus bas, quel impact pour l’économie israélienne ?
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #EchangesMediterraneens #Economie #Entreprises #Politique #VieDesEntreprises #ISRAEL
Karl Demyttenaere
jeudi 4 février 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 4 Février 2016 à 08:03

Le pétrole voit son prix dégringoler sur les marchés avec de nombreuses conséquences, parfois inattendues, sur l’économie d’Israël. Explications.

Avec la chute des prix du brut, le consommateur israélien gagne en pouvoir d’achat. En effet, la seule baisse du coût des produits pétroliers, mesurée au niveau des prix à la consommation, a contribué à un point d’inflation en moins en 2015.

Un fardeau moins important pour l’économie… et les entreprises

Autre conséquence immédiate, la facture énergétique de l’Etat hébreu se fait plus légère, l’année dernière elle a baissé de 36% par rapport à 2014 pour se fixer à 7 milliards d’euros. Ainsi, le règlement des importations de produits pétroliers représente 3% du PIB d’Israël actuellement.

De plus, grâce à la baisse de la facture pétrolière, le solde des paiements extérieurs a été positif d’environ 13 milliards d’euros. Les entreprises israéliennes voient elles baisser le prix des consommations intermédiaires (comme les produits énergétiques), ce qui contribue à réduire le coût de leur production.

Cependant, cette baisse au niveau mondial des prix du pétrole alimente en Israël le débat sur l’exploitation du gaz (voir nos articles sur les implications géostratégiques de ces exploitations dans les relations avec la Turquie ainsi que la Grèce et Chypre). Si le prix du baril reste bas, la rentabilité de l’exportation d’une partie du gaz israélien pourrait être remis en cause.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *