Du beurre dans les épinards pour la start-up ChefXChange
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Yoann Hervey
lundi 8 février 2016 Dernière mise à jour le Lundi 8 Février 2016 à 12:33

ChefXChange, une jeune startup créée l’année dernière par deux étudiants en école de commerce, vient de déménager son siège social de Dubaï à Beyrouth. Un transfert guidé par des intérêt financier qui connaît son lot de problèmes technologiques et administratifs.

Lancée à Dubaï il y a deux ans, la start-up vient de déménager à Beyrouth après avoir levé 1,5 millions de dollars via le fonds d’investissement Cedar Mundi et près d’un demi-million de dollars chez d’autres investisseurs.

Comme d’autres, elle s’est laissée tenter par la circulaire 331 qui garantit à 75% les fonds investis par les banques dans les jeunes entreprises libanaises. Contrepartie : la start-up est obligée de déménager son siège social à Beyrouth.

Une technologie numérique ancestrale

Si l’attrait financier de ce transfert d’activité est indubitable pour le jeune chef d’entreprise, l’attrait technologique, lui, l’est beaucoup moins. « C’était facile de travailler à Dubaï, les infrastructures sont excellentes, les impôts inexistants », explique Karl Naim. Et de reprendre : « la Banque du Liban veut que le pays devienne une plaque tournante régionale dans les nouvelles technologies, mais comment est-ce possible lorsque des services de base comme Internet sont dysfonctionnels ? ».

Installée depuis fin 2013, la fibre est toujours inactive depuis l’arrivée de l’actuel ministre des Télécoms Boutros Harb. Officiellement pour des raisons techniques…

Des frais d’avocat exorbitants

Outre le problème du manque de connaissance des banques libanaises en matière de fonctionnement des start-ups, ChefXChange a dû débourser des milliers de dollars en frais d’avocats pour s’installer administrativement à Beyrouth.

A titre de comparaison, la start-up n’a sorti que 70 dollars pour ouvrir des bureaux à Londres. Une aberration que le co-fondateur de la jeune pousse, initié aux procédures américaines, ne comprend pas.

ChefXChange aujourd’hui

Actuellement, 550 chefs sont inscrits sur le site que seuls les washingtoniens, londoniens, dubaïotes et beyrouthins peuvent fréquenter.

La jeune pousse prévoit d’élargir ses activités au Koweït, au Qatar et à Bahreïn d’ici la fin du premier trimestre 2016 puis, ultérieurement, à la Jordanie, l’Egypte et la Turquie.

Le prix moyen d’un repas, établi à la discrétion de chaque chef, est d’environ 50 dollars par personne. La start-up se rémunère à hauteur de 15% du revenu du chef et de 3% en frais de service facturés au client.

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