Nouvelle Constitution en Algérie, le changement c'est maintenant ?
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Karl Demyttenaere
lundi 8 février 2016 Dernière mise à jour le Lundi 8 Février 2016 à 16:53

Adoptée hier par le Parlement algérien, la réforme de la Constitution est à présent actée. Boycottée par l’opposition et critiquée à l’international, quels changements contient véritablement le nouveau texte ?

Annoncée durant la période tourmentée des « printemps arabes » en avril 2011 par le président Bouteflika, cette réforme de la Constitution a été votée par 499 élus (2 contre et 16 absentions) après cinq ans de tergiversations ce dimanche 7 février.

Alors que son voisin tunisien connaît de nombreux soubresauts dans sa transition vers la démocratie (voir notre article sur les cinq ans de la révolution de jasmin), certains voient dans ce nouveau texte une réforme en trompe-l’œil

Des changements concrets ?

On retrouve dans le texte des références à des élections libres, à la séparation des pouvoirs, à la lutte contre la corruption, à une économie nationale forte et diversifiée, au rôle de la jeunesse.

Autant de piliers de la démocratie que l’opposition, ayant boycotté le texte, estime ne pas voir se concrétiser.

Cette nouvelle constitution prévoit de limiter le nombre de mandats présidentiels à deux : une disposition existant déjà mais que Bouteflika a outrepassé en 2008 afin de briguer un troisième puis un quatrième mandat. Il lui sera malgré tout possible de se présenter pour un autre mandat en 2019.

Des mesures marquantes

Le nouveau texte dote le berbère d’un statut de langue officielle, même si la langue arabe reste la langue officielle de l’Etat.

L’article ayant été confronté aux critiques les plus vives est le numéro 51, consacré aux conditions d’accès à la haute fonction publique puisque les Algériens ayant une autre nationalité ne pourront briguer des hauts postes dans la fonction publique.

Cette disposition touche directement plusieurs centaines de milliers de franco-algériens (voir notre vidéo sur les chiffres clés concernant l’Algérie), écartés de ces fonctions.

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