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Karl Demyttenaere
mercredi 10 février 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 10 Février 2016 à 10:36

Premier importateur mondial de blé, l’Egypte avait récemment outrepassé les exigences de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en fixant de nouvelles normes. Face à la baisse drastique de ses livraisons, les autorités égyptiennes ont été contraintes de changer de ligne.

L’Egypte est le premier importateur mondial de blé, 11,5 millions de tonnes sont prévues pour la campagne 2015-16, soit 7,1 % du marché mondial. La moindre décision des autorités concernant cette denrée est donc scrutée attentivement par les acteurs du marché.

En janvier, les inspecteurs sanitaires égyptiens ont empêché le déchargement de trois cargos remplis de blé (deux en provenance de France, un du Canada).

La raison de ce refus ? La présence d’ergot, un parasite, dans la cargaison de ces navires.

Retour en arrière

Dans son Codex Alimentarius, destiné à élaborer des standards internationaux, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fixe une limite de 0,05% d’ergot par lot.

Refusant elle toute trace d’ergot dans les stocks de blé lui étant destinés, l’Egypte a vu ses importations diminuer drastiquement : peu de fournisseur n’ayant été capable de satisfaire ce critère. En effet, l’Egypte a dû annuler, à deux reprises en une semaine, un appel d’offres sur le blé, faute d’offres satisfaisantes.

De plus, étant donné l’importance du marché pour ses fournisseurs, dont la France, les prix ont chuté dès que les risques liés à ce débouché ont été connus.

Revenant sur sa décision, l‘Egypte accepte de nouveau les livraisons de blé contenant des traces d’ergot, selon les normes fixées par la FAO.

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