Money, la banque qui veut massifier le crédit à la consommation
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Yoann Hervey
jeudi 25 février 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 25 Février 2016 à 08:22

« Money », une jeune société libanaise née en 2012, propose des crédits à la consommation faciles à souscrire mais réservés à une clientèle aisée. Portrait de cette jeune pousse bancaire.

Partout dans la capitale libanaise fleurissent les enseignes de Money, cette société au nom sans équivoque qui propose, comme son slogan « quick ans easy loans » l’indique, des prêts rapides et faciles à souscrire.

De petits prêts et de gros intérêts

Ni vraiment une banque ni réellement un comptoir financier, Money propose dans chacun de ses 250 points de vente du pays des crédits à la consommation d’un montant compris entre 1 000 et 6 000 dollars (environ 900 et 5 400 euros) à des taux d’intérêt de 17%.

« Nous ne proposons que des prêts à petits montants, donc pas de prêts logement, ni de prêts automobile » explique Elias Samia, PDG de cette société qui va fêter cette année son quatrième anniversaire. Et de rajouter : « nous voulions créer un nouveau type de société de crédit, en étant aussi professionnels qu’une banque mais beaucoup plus flexibles, car nos prêts peuvent être livrés à domicile ou octroyés dans nos points de vente en quelques heures ».

Les crédits proposés par Money ne sont pas des crédits revolving même si la similitude entre les deux reste grande. Le renouvellement des crédits proposés par Money n’est en effet pas automatique.  

Surendettement ?

Qu’on ne s’y trompe pas, Money n’entend pas pour autant rendre accessible le crédit à la consommation à des personnes qui ne seraient pas en mesure de s’acquitter des échéances mensuelles.

La société ne vise en effet que les employés et cadres de grandes compagnies dont la solvabilité financière est avérée.  

De plus, le Liban impose aux sociétés de crédit l’obligation de n’accorder des prêts qu’à la condition que les remboursements mensuels n’excèdent pas 35% des revenus mensuels des contractants. Ce qui a pour effet d’éviter le surendettement des ménages.

La plupart des banques concurrentes voient pourtant d’un mauvais œil l’arrivée de cette nouvelle société de crédit : « je pense que ce type de pratiques est dangereux pour le tissu social libanais car il pousse au surendettement » commente un banquier anonyme.

Des ambitions toujours plus grandes 

Elias Samia explique que sa société entend tripler le nombre de ses points de vente d’ici la fin de l’année et viser les 40 000 clients actifs d’ici 2021.

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