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Karl Demyttenaere
vendredi 26 février 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 26 Février 2016 à 10:48

Ce vendredi, il s’agit du premier scrutin depuis la levée des sanctions en janvier. Un enjeu au centre des attentions en Iran mais au-delà, en particulier dans un Proche-Orient en proie à une montée des tensions entre sunnites et chiites.

Les Iraniens sont convoqué aux urnes pour désigner les nouveaux membres de deux Assemblées : l’Assemblée consultative islamique ou le « Majlis » (équivalent de l’Assemblée Nationale) et, l’Assemblée des experts, deux piliers des institutions.

En effet, le « Majlis », parlement monocaméral, compte 290 membres élus au suffrage universel direct pour quatre ans.

Les 88 religieux de l’Assemblée des experts sont élus pour huit ans au suffrage universel direct. Ces derniers sont chargés d’élire le guide suprême et éventuellement le démettre.

Une élection malgré tout très contrôlée puisque sur 3 000 candidats considéré comme « réformateur » sur l’ensemble du pays, seulement quelques dizaines ont été autorisées par le Conseil des gardiens, à se présenter.

Vers l’ouverture ?

La fin des sanctions et l’ouverture aux entreprises occidentales ne doivent pas faire oublier la situation particulière de l’économie iranienne (la 18ème de la planète avec un PIB de 400 milliards de dollars), contrôlée à plus de 60% par les Pasdaran. Ce pourcentage monte à 80% pour les activités liées aux infrastructures du pays.

L’élection du religieux modéré Hassan Rohani à la présidence du pays le 14 juin 2013 avait ouvert la voie à une normalisation des relations avec l’Occident, qui est intervenue le 14 juillet dernier avec l’accord de Vienne.

Tensions régionales

Parallèlement, l’Iran chiite s’oppose fermement à l’autre puissance régionale, l’Arabie saoudite sunnite, dans les conflits actuels au Proche-Orient, Syrie mais aussi Irak ou Yémen. Début 2016, Ryad rompt même ses relations avec l’Iran après l’incendie de son ambassade à Téhéran.

De plus, les déclarations de dirigeants du Hezbollah libanais, réputés proches de Téhéran, ont provoqué la rupture d’un important contrat d’aide entre Riyad et Beyrouth (voir notre article).

Un énorme potentiel

Membre fondateur de l’Opep, l’Iran dispose des quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et des deuxièmes pour le gaz. Disposant également d’un vrai tissu industriel, le pays produit 1,6 millions de véhicules par an.

Vaste marché que vont chercher à conquérir les entreprises occidentales, l’Iran reste un pays complexe. A n’en point douter, les élections vont révéler les rapports de force interne.

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