12% de femmes entrepreneuses en Algérie
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Alexandre Techer
lundi 14 mars 2016 Dernière mise à jour le Lundi 14 Mars 2016 à 14:32

Près de 70% des diplômés qui sortent chaque année de l’université algérienne sont des femmes mais elles ne sont que 12% à être chefs d’entreprises.

Le nombre de femmes chefs d’entreprises reste faible en Algérie. S’exprimant à l’occasion d’une table ronde organisée mardi 8 mars à Alger par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) autour du thème « La parité économique pour le développement local et durable : Une réalité à construire »,  l’ancienne ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Nouara Djaafar, a assuré, citant une étude de l’ONS (office national des statistiques), qu’il ne dépasse guère les 12%.

Quant à l’ANSEJ, un dispositif public d’aide aux diplômés pour la création d’entreprises, 14% de ses bénéficiaires sont des femmes. Des chiffres dérisoires si l’on sait que 70% des jeunes diplômés qui sortent chaque année des universités algériennes sont des femmes.

Petite consolation : le nombre de femmes entrepreneurs a augmenté d’environ 18% sur les cinq dernières années.

Pour ce qui est de l’emploi féminin en général, la bataille est loin d’être gagnée pour les femmes même si leur combat a réalisé bien des victoires. De 3% à peine dans les années 70, il est passé aujourd’hui à 17%. « C’est très peu au regard du nombre de femmes diplômées. L’emploi féminin reste limité. Il est le plus faible au Maghreb », déplore Nouara Djaafar.

« Beaucoup reste à faire et le chemin est encore long », approuve le président du FCE, Ali Haddad, qui, toutefois, a tenu à rappeler que « la cause féminine a enregistré des avancées majeures et les mentalités commencent à changer ».

Pour une parité économique effective

Aussi, les femmes algériennes ne comptent pas baisser les bras et réclament une parité économique effective entre les hommes et les femmes, une question prise en charge la nouvelle constitution algérienne adoptée en février dernier (voir notre article).

« Nous nous félicitions de la constitutionnalisation de la parité économique. Mais nous voulons une parité dans les faits et nous savons ce qui nous reste à faire », soutient Nacera Haddad, vice-présidente du FCE.

Pour Nouara Djafar, le fait de constitutionnaliser la parité est « une grande avancée », voire « une révolution » car, explique-t-elle, « dans les années passées parler de parité hommes/femmes est un sacrilège ».

Reste à trouver, estime-t-elle, les mécanismes pour traduire dans les faits cette parité.

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