Tripoli : vers un futur boom économique ?
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #BuzzNews #Economie #EnDirectDe #Entreprises #VieDesEntreprises #LIBAN
Yoann Hervey
jeudi 17 mars 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 17 Mars 2016 à 10:24

Tripoli, victime collatérale de la guerre syrienne, connaît depuis peu un regain d’intérêt économique. Cette renaissante attendue par les entrepreneurs locaux est-elle durable ?

Tout a commencé lundi 7 mars quand Gulftainer, la société qui gère le terminal conteneur du port de Tripoli, a annoncé la signature des premiers contrats de transport au départ du nouveau quai.

Deux jours plus tard, c’est au tour de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (CCIAT) en la personne de son président Toufic Dabboussi, de conclure un protocole d’accord avec l’Union des banques arabes pour la perspective de fournir un soutien appuyé aux PME du Nord-Liban.

Cette signature intervenait seulement quelques heures après la remise des clés d’un local de 500 mètres carrés à Raya el-Hassan, la présidente de l’autorité de la Zone économique spéciale (ZES) de Tripoli, pour qu’elle y accueille temporairement ses futurs bureaux.

De nombreux projets retardés

Beaucoup de projets initiés dans les années 2000 dans la zone portuaire de Mina-Tripoli ont été suspendus en raison des innombrables problèmes de sécurité dont la ville a souffert.

C’est notamment le cas du projet de nouveau marché de fruits et légumes qui a été évoqué pour la première fois en 2006 et dont les travaux ont été lancés en 2014. D’une superficie de 105 000 mètres carrés, ce nouveau marché érigé à proximité de la zone portuaire devrait être opérationnel d’ici 2016 (voir notre article). Le projet de 9 millions de dollars devrait, à termes, accueillir 184 maraîchers.

Même constat pour le terminal conteneur du port de Tripoli qui a lui aussi connu des débuts difficiles. Mis sur les rails en 2005, ce chantier d’un coût total de 80 millions de dollars n’a été achevé qu’en 2012. Et il a fallu encore attendre trois ans pour que la société Gulftainer, détentrice d’une concession de 25 ans, puisse y recevoir ses premiers clients.

Trop tôt pour se réjouir complètement

Malgré le lancement de ces nombreux projets, il est encore trop tôt pour se réjouir. Le nouvel essor économique de la ville de Tripoli dépend principalement de la stabilisation politique durable de la Syrie.

A lire également :

L’agriculture libanaise victime des relations internationales

Liban : les économistes prévoient une croissance de 0,7% en 2016

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *