Liban : une immense décharge transformée en parc par Suez
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Yoann Hervey
jeudi 31 mars 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 31 Mars 2016 à 09:31

« La montagne de la honte », un véritable symbole de 1,5 millions de mètres cubes d’ordures qui polluait le littoral de la ville de Saïda (au sud de Beyrouth) a été entièrement traitée par le groupe Suez.

Il aura fallu près de trente mois de travaux pour faire disparaître le monticule de 58 mètres de déchets qui souillaient le bord de Méditerranée de la ville de Saïda, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth.

Si l’herbe n’a pas encore repoussé, la ville, empressée de montrer les résultats du travail entrepris par le groupe Suez et par l’entreprise libanaise JCC, a recouvert le site d’une pelouse synthétique dont l’accès sera interdit au public pendant 8 ans.

Un désastre écologique marin

Lancé en mai 2013, le chantier a couté près de 25 millions de dollars dont 4 alloués directement au groupe français Suez, dont le chiffre d’affaires annuel s’élève à près de 15 milliards d’euros.

35 ans d’accumulation de déchets en tout genre – hospitaliers, ménagers, industriels et même organiques – auront fini par avoir raison de ce pan du littoral libanais. L’éminence d’immondices aura même droit à une dénomination évocatrice : la « montagne de la honte ».

En 2010, le dépotoir est classé en tête de la liste des risques pour l’environnement au Liban. Le déversement des lixiviats [fraction liquide résultant de la décomposition des déchets] dans la Grande Bleue a en effet « tué toute vie marine » explique Edgar Chébab, représentant du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Dégazéifier, analyser et enterrer

Pour nettoyer le site, il a fallu dégazéifier la montagne, procéder à l’analyse chimique de sa composition, séparer la partie qui produisait encore lixiviats et biogaz de celle stabilisée et recycler les matériaux qui pouvaient l’être.

La moitié des déchets a été enfouie dans des blocs sanitaires hermétiques et ont ainsi permis de récupérer 550 000 mètres carrés sur la mer, dont 33 000 mètres carrés deviendront un parc qui ouvrira le 21 avril prochain.

Gaz et résidus ont, eux, été acheminés vers l’usine de traitement de déchet jouxtant le site. « Nos solutions offrent un levier important pour les pays souhaitant résoudre les nuisances liées aux dépotoirs sauvages sans compter l’impact en termes de réduction des émissions de CO2 » explique Pierre Yves Poulinquen, directeur Afrique, Inde et Moyen-Orient à Suez Environnement.

A noter que cette « montagne de la honte » n’est pas une exception mais une règle puisque le pays du Cèdre compte près de 700 autres dépotoirs sauvages !

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