Tunisie, nouvel El Dorado pour les professionnels de la sécurité ?
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Karl Demyttenaere
lundi 4 avril 2016 Dernière mise à jour le Lundi 4 Avril 2016 à 14:17

Depuis les évènements de 2011 et le chute du régime de Ben Ali, la demande d’appareils et de services liés à la sécurité et à la surveillance électronique a explosé. On observe ainsi l’émergence d’un marché gigantesque pour les experts du secteur.

Du 28 au 31 mars s’est tenu à Tunis le 2ème Salon international des équipements et services de sécurité (Security Expo North Africa 2016). Cette manifestation se tenant tous les deux ans a rassemblé une centaine d’exposants. Elle connaît un succès de plus en plus important, attirant cette année, selon ses organisateurs, 7 800 visiteurs (ils étaient 2 500 il y a quatre ans).

Venues de Tunisie mais aussi de Libye, d’Algérie, du Maroc et de Jordanie, 70% d’entre eux étaient des professionnels et les 30% restants des citoyens ordinaires. 

Une situation spécifique 

Parmi les visiteurs de l’évènement, on retrouve beaucoup de professionnels du tourisme, secteur en grande difficulté depuis les attaques contre le musée du Bardo et un hôtel de Sousse, respectivement en mars et juin 2015 (voir notre article sur les difficultés de ce secteur).

Soucieux de rassurer leur clientèle, le secteur touristique tente de la faire revenir avec de nouveaux équipements. Désertés, des dizaines de complexes ont été même contraints de fermer l’hiver dernier.  

Cette demande de sécurité ne se limite à cette ’activité puisque l’année passée, de nombreux supermarchés ont mis en place des fouilles à l’entrée (voir notre article sur l’activité de Monoprix en Tunisie), tandis que différents centres commerciaux se sont dotés de portiques de sécurité. 

Un marché en pleine explosion 

Alors qu’auparavant, la sécurité était surtout l’apanage des aéroports et des sites sensibles, aujourd’hui, on retrouve de plus en plus d’équipements sur les sites touristiques, autant de nouveaux marchés pour les professionnels du secteur.

On observe aussi une forte demande des casernes militaires, prisons, douanes, ministères et administrations publiques, hôtels, moyens et grands magasins. Aujourd’hui, on dénombre environ 500 sociétés actives dans le secteur de la sécurité.

Et pour cause, les contrats peuvent être très importants, à l’image de celui visant à équiper la douane d’un système de surveillance électronique dans les ports de La Goulette et Radès (près de Tunis) ainsi qu’au point de passage de Ras Jedir, à la frontière libyenne. Montant total : 6 millions de dinars (soit 2,6 millions d’euros).

Des technologies variées et de plus en plus avancées

Phase à cette hause de la demande, on constate un développement des gammes de produits. Pour une caméra de surveillance, les prix varient de 400 à 800 dinars (175 à 350 euros) contre 700 à 3 000 dinars (305 à 1 310 euros) pour celles dites “intelligentes”, qui envoient des alertes sur téléphone. Existent également des fils barbelés “intelligents”, qui alertent à la moindre tentative de manipulation

Ces équipements vont-ils permettre au secteur touristique d’attirer de nouveau sa clientèle étrangère ? Réponse prochainement…

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