Tunisie : 70 millions de dollars pour réformer l’enseignement supérieur
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Yoann Hervey
mercredi 6 avril 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 6 Avril 2016 à 09:37

Pour lutter contre le fort taux de chômage chez les jeunes diplômés de l’université, la Banque Mondiale vient d’approuver un projet visant à optimiser la gestion des universités et la qualité des enseignements.

La réforme subventionnée par la Banque Mondiale à hauteur de 70 millions  de dollars entend faire se rapprocher deux mondes jusqu’ici hétérogènes et hermétiques : l’université et l’entreprise.

« Ce resserrement des relations entre les établissements d’enseignement supérieur et le secteur privé sera l’un des piliers du nouveau modèle économique de la Tunisie et sera au cœur des actions engagées pour répondre aux attentes de la jeunesse, explique Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Promouvoir une culture de l’entreprise

Selon Karine Pezzani, chargée d’opérations à la Banque mondiale et co-chef d’équipe du projet, la collaboration de la Banque Mondiale avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vise à promouvoir une culture de l’entreprise chez les jeunes gens et à inciter les établissements supérieurs à proposer un enseignement calé sur les attentes du marché ». 

Une réforme en deux volets

Le premier volet de ce « projet pour l’enseignement tertiaire et l’employabilité », un programme compétitif d’octroi de subventions, vise à inciter les établissements tertiaires à revoir à la hausse la qualité de leurs enseignements tout en favorisant la transition vers le monde du travail au travers de stages et autres services d’orientation professionnelle. 

Le second volet, lui, entend promouvoir la modernisation de l’administration de l’enseignement supérieur en autonomisant les établissements et en les enjoignant à être guidé par le seul souci du résultat.

Accompagner et suivre l’entrée sur le marché du travail

En outre, « le projet va soutenir plusieurs innovations, comme le fait de suivre la situation des diplômés une fois sur le marché du travail ou de généraliser le financement à la performance et, ce faisant, il contribuera à renforcer l’efficacité du secteur », affirme Nina Arnhold, spécialiste senior de l’éducation à la Banque mondiale et autre co-chef d’équipe pour le projet.

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