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Samuel Dachary
lundi 11 avril 2016 Dernière mise à jour le Lundi 11 Avril 2016 à 14:10

Les révélations des « Panama Papers », font état d’un scandale d’évasion fiscale de grande ampleur et éclaboussent des milliers de personnes, parmi lesquelles 128 personnalités politiques de premier plan. Au total, 214 000 sociétés offshore dans 21 paradis fiscaux ont été recensées par les 107 médias qui ont mené l’enquête.

Parmi les personnalités citées on retrouve notamment des dirigeants et dignitaires du monde arabe, tels que le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb.

Au total ce ne sont pas moins de 12 personnes, dont certaines encore en exercice, qui sont concernées, parmi lesquelles des rois, émirs, présidents, ministres, leurs associés et des membres de leurs familles.

Un scandale royal

Précédement mentionné dans l’affaire des Swiss Leaks, le roi du Maroc Mohamed VI voit son nom apparaître à nouveau dans les « Panama Papers », qui révèlent un train de vie luxueux comprenant notamment un bateau ainsi qu’un hôtel particulier à Paris.

Son secrétaire personnel Mounir Majidi est quant-à-lui administrateur d’une société luxembourgeoise du nom d’Immobilière Orion, à l’origine d’un emprunt de 42 millions de dollars en 2003. C’est par ailleurs à travers l’une des sociétés de ce dernier que Mohamed VI a acquis son bateau.

Le roi Salman d’Arabie Saoudite a, quant-à-lui, opéré à travers deux sociétés offshore dans les îles Vierges britanniques (IVB) du nom de Inrow Corporation et Verse, une transaction immobilière de 26 millions de dollars, suivie d’une autre de 8 millions de dollars pour l’acquisition de luxueuses propriétés dans le centre de Londres. Le roi Salman serait également le principal bénéficiaire et utilisateur d’un yacht, enregistré à Londres et détenu par la compagnie Crassus Limited qui appartient au souverain saoudien.

Les décideurs du Golf largement cités

Les « Panama Papers » voient également apparaître le nom du prince Bin Naif, héritier du trône et ministre de l’intérieur d’Arabie Saoudite, qui détient lui aussi des comptes en banques dans des paradis fiscaux, via des compagnies basées au Panama et la branche parisienne de la banque suisse UBS.

Le président des Émirats arabes unis (EAU) et émir d’Abu Dhabi, Cheikh Khalifa, l’une des plus grande richesses de la planète et artisan de la diversification économique des EAU possède quant-à-lui pas moins de 30 compagnies dans les Îles Vierges britanniques. Il détient également des biens immobiliers et commerciaux d’une valeur d’au moins 1,7 milliards de dollars dans les quartiers les plus chics de Londres, tandis que son épouse et ses deux enfants sont également bénéficiaires de ces sociétés.

L’ancien émir du Qatar, Hamad bin Khalifa, a ainsi acquis en totalité ou en majorité au moins 5 compagnies respectivement situées au Luxembourg, dans les Îles Vierges britanniques et 2 en Afrique du Sud, qu’il partageait avec un membre de sa famille, l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani.

Ce dernier gère également son yacht de 300 millions de dollars « Al Mirqab » à travers d’autres sociétés au Bahamas et au Panama notamment.

L’ancien vice-président et ex-Premier ministre d’Irak Ayad Allawi possède quant-à-lui depuis avril 2013 une propriété immobilière à Londres d’une valeur de 1,5 million de dollars, et détient 3 compagnies au Panama ainsi qu’aux îles Vierges britanniques.

C’est également dans les Îles Vierges britanniques qu’est basée une société dirigée par l’ancien Premier ministre de Jordanie Ali Abu el Ragheb et son épouse, dont les activités ainsi que les montants demeurent secrets.

Les proches d’Assad cités

Les révélations des « Panama Papers » ont également touché des membres de la famille du président syrien Bachar al-Assad. Il s’agit de ses cousins Hafez et Rami Makhlouf qui détiennent des compagnies offshore notamment dans les Îles Vierges britanniques.

Si les dirigeants ne sont pas toujours directement concernés, ils sont souvent exposés par le biais de leurs proches. C’est notamment le cas du président égyptien déchu Hosni Moubarak dont le fils Alaa, emprisonné au côté de son père, a vu sa compagnie dans les Îles Vierges britanniques gelée lors de la chute du régime Moubarak

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