La Banque Mondiale pessimiste concernant la croissance du Liban
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Yoann Hervey
mercredi 20 avril 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 20 Avril 2016 à 12:17

Pour le Liban, la Banque mondiale a baissé son estimation de croissance du produit Intérieur Brut en 2015 à 1,5%. Même si il s’agit de chiffres temporaires, ils montrent combien le contexte économique libanais est difficile.

Dans un rapport publié le 13 avril, La Banque mondiale a baissé son estimation de croissance du produit Intérieur Brut libanais en 2015 à 1,5 %. S’il ne s’agit encore que d’une prévision – les chiffres définitifs ne seront connus que fin mai –, force est de constater qu’elle laisse présager le climat de morosité économique dans laquelle le Liban a baigné l’année passée.

Selon l’institution internationale, ce mauvais chiffre de la croissance est le résultat d’une forte dégradation de l’activité économique au troisième trimestre et plus particulièrement des piètres performances des secteurs de l’immobilier et de la construction.

La Banque mondiale relève tout de même quelques des éléments positifs comme :

  • La faible augmentation du déficit public de +0,7 point à 1,8 % du PIB ;
  • La réduction du déficit commercial dû à la contraction des importations ;
  • La hausse de l’activité touristique (+ 12,1% à 1,52 millions de visiteurs).

En ce qui concerne la situation économique 2016, la Banque mondiale table sur une croissance de 2,5% jusqu’en 2018. Ce chiffre contraste avec celui de la récente étude publiée par l’institut de sondage libanais Economena Analytics qui pronostiquait une croissance de 0,72 %. Mais il coïncide avec celui établi en octobre dernier par le FMI qui, lui, prévoyait une croissance de 2,5%.

La Banque mondiale estime également que ces faibles performances de l’économie libanaise perdureront aussi longtemps que la situation politique, tant au niveau local que régional, ne s’améliorera pas.

La paraplégie politique actuelle, qui bloque Parlement, gouvernement et entretient la vacance présidentielle, a en effet un impact funeste sur l’économie et la dégradation des services publics. La crise des déchets qui dure depuis plusieurs mois en est le plus brillant, et triste, exemple.

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