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Karl Demyttenaere
vendredi 29 avril 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 29 Avril 2016 à 15:22

Ce projet permet la livraison de fruits et légumes israéliens à Koper (Slovénie), Venise et Fos-sur-Mer pour une réexpédition via le rail vers Rotterdam en seulement 5 jours. Cette prouesse constitue une formidable aubaine pour tout un secteur en Israël.

Deux entreprises israéliennes, l’exportateur de fruits et légumes Mehadrin Tnuport Export LP et le commissionnaire de transport Mentfield Logistics Group, ont lancé ce projet de “Fresh Food Corridor”.

L’idée : assurer la livraison de fruits et légumes venus d’Israël à Koper (Slovénie), Venise (Italie) et Fos-sur-Mer (France) pour une réexpédition via le rail vers Rotterdam (Hollande), le tout en… 5 jours !

De nombreux partenaires

Les deux promoteurs d’Israël ont bénéficié de concours du programme européen Inea, pour Innovation and Networks Executive Agency pour mettre en place cette multimodalité entre transport maritime et ferroviaire.

Les trois ports méditerranéens (Koper, Venise, Fos-sur-Mer) sont parties prenantes de l’ambitieux programme. Exportateurs et opérateurs ferroviaires sont également associés à cette chaîne logistique du froid allant du producteur jusqu’au consommateur.

De plus, en Italie, aux côtés de l’autorité portuaire de Venise, deux autres partenaires sont engagés dans l’aventure : Veneta Lombardia pour la commission de transports et Rail Cargo Logistics comme opérateur ferroviaire. 

Forte implication de l’Union européenne

Ce Fresh Food Corridor permet ainsi d’exporter directement des périssables d’Israël au nord de l’Europe, en économisant environ quatre jour de mer, grâce au passage par le rail. Ceci rompt avec les deux options habituelles : la livraison de fruits et légumes au départ d’Ashdod (1er port d’Israël situé au sud de Tel-Aviv) vers Rotterdam uniquement par la mer ou faire rouler des camions depuis le sud de l’Europe.

« La réduction des émissions de Co2 constitue l’un des principaux objectifs du projet Fresh Food Corridor », explique un porte-parole de la Commission européenne. Bruxelles a d’ailleurs attribué un montant maximum de 10 millions d’euros pour le démarrage de ce projet d’une durée de trois ans. De plus, l’Europe rembourse 50% des dépenses engagées pour ce nouveau corridor. 

2 000 conteneurs prévus 

« Nous allons effectuer des trains tests mais la phase industrielle débutera à compter de novembre 2016. Nous espérons organiser l’acheminement d’une trentaine de trains sur la saison qui s’achève en mai. Chaque train pourra transporter quarante conteneurs frigo », explique Alexandre Gallo, directeur d’Eurorail.

Il est prévu que globalement, d’avril à novembre 2016, pendant la campagne d’exportation, pas moins 2 000 conteneurs « reefers » (réfrigérés) vont transiter par Koper et Venise avant de partir à Rotterdam. Le port français de Fos-sur-mer ne prendra part au projet seulement en mai.

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