Elections municipales au Liban, les points clés à connaître
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Karl Demyttenaere
lundi 9 mai 2016 Dernière mise à jour le Lundi 9 Mai 2016 à 07:05

Dimanche, les électeurs étaient appelés aux urnes dans le cadre des élections municipales, six ans après le scrutin de 2010. Bien que locales, ces élections interviennent dans un climat de crise politique profonde et ne sont pas dénués d’enjeux.

Sans président depuis mai 2014 (voir notre article) et n’ayant pas eu d’élections législatives depuis 2009, c’est dans un climat particulier que s’est tenu dimanche la première phase du scrutin municipal au Liban.

Tout citoyen libanais ayant atteint la majorité électorale (21 ans) avant la fin janvier de l’année en cours et jouissant de ses droits civiques pouvait ainsi voter. Pour être candidat, il faut être âgé de 25 ans. 

La parité confessionnelle, question récurrente 

Concernant la parité confessionnelle, bien que consacrée par la loi électorale législative, elle n’est pas prévue pour les élections municipales. Cependant, en cas de grand déséquilibre confessionnel au niveau du conseil municipal élu, le ministre de l’Intérieur peut envoyer au Conseil des ministres une proposition motivée afin de réclamer la dissolution du nouveau conseil élu. Un cas rare mais qui a existé dans le passé.

Au total, selon le ministère de l’Intérieur, c’est 3 567 486 électeurs qui sont convoqués aux urnes pour élire 1018 municipalités pour un mandat de 6 ans.

Si l’enjeu de ce scrutin est théoriquement administratif et local, cela n’a pas empêché la campagne de battre son plein dans les quatre coins du pays et les alliances, souvent à caractère politique, de rivaliser rudement. 

L’ensemble des élections va se dérouler sur quatre dimanches au total :

  • 8 mai : Békaa (est du pays), Beyrouth (centre-ouest) ;
  • 15 mai : Mont-Liban (centre) ;
  • 22 mai : Liban-Sud, Nabatiyé (est) ;
  • 29 mai : Akkar-Liban-Nord.

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