Uber, nouveau pilier de l’emploi en Egypte ?
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Nabil Belkacemi
jeudi 12 mai 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 12 Mai 2016 à 10:58

Uber est devenu pour un grand nombre d’Egyptiens de la classe moyenne, une solution pour combler une période d’inactivité qui s’éternise. Dans un contexte difficile pour le pays qui se relève d’une crise politique et économique, et qui peine à créer de l’emploi. Ainsi 6 000 Egyptiens se sont laissés tenter par l’application et s’assurent un revenu constant grâce à l’entreprise américaine.

Les applications de taxis privés, Uber et Careem (son concurrent émirati), sont devenus essentielles à l’économie égyptienne car elles assurent un emploi stable pour un nombre croissant de demandeurs d’emplois.

Depuis janvier dernier, 2 000 personnes s’inscrivent chaque mois sur ces applications. Pourtant le phénomène n’englobe pas toute la société, certaines personnes mises à l’écart du mouvement peuvent ressentir de la frustration.

Une situation reflet d’une société au ralentie

L’ « ubérisation » de la société égyptienne passe par la classe moyenne éduquée, qui possède une voiture moderne, manie habilement les réseaux sociaux et l’anglais. Les conducteurs de taxis traditionnels qui ont souvent choisi cette voie afin d’améliorer leur condition se retrouvent en perte de fréquentation.

Pourtant, Uber joue un rôle primordial pour l’économie égyptienne, 40% des chauffeurs n’exercent plus actuellement que cette activité et ne possèdent donc plus que ce revenu, souvent de 500 à 700 livres égyptiens (soit 50 à 70 euros) par semaine.

Une volonté de développement sans limites

La société américaine Uber a très vite compris son importance dans la zone et compte faire fructifier son activité. Sur les 250 millions de dollars (environ 220 millions d’euros) investit dans la zone Afrique-Moyen Orient, la majeure partie sera consacrée au développement de la société en Egypte.

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