Nouveau visage et nouvel équilibre du gouvernement israélien
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Karl Demyttenaere
vendredi 27 mai 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 27 Mai 2016 à 09:21

Après des négociations longues et laborieuses, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est entendu avec le chef du parti d’extrême droite Israel Beitenou, Avigdor Lieberman. Le politicien controversé va devenir ministre de la Défense. Calcul gagnant pour le chef du gouvernement israélien ?

Ils étaient en discussion depuis près de 10 jours. Finalement, le 25 mai, le Premier ministre et le leader d’extrème droite Avigdor Lieberman, ont présenté leur nouvelle alliance politique à la Knesset, le Parlement israélien.

Cette alliance, « mariage sans sentiment » affirment certains observateurs, permet d’élargir la majorité actuelle qui va passer de 61 à 66 sièges (sur 120) à la Knesset. Cet accord doit être encore voté par les députés.

Que comporte l’accord ?

Cet accord prévoit de laisser à Avigdor Lieberman la possibilité de recevoir le prestigieux portefeuille de la défense, malgré son manque d’expérience militaire. 

L’autre condition essentielle posée par l’ancien ministre des affaires étrangères était que le ministère des finances dégage des fonds pour payer les pensions de retraite incomplètes des immigrés de l’ex-URSS arrivés au début des années 1990 à un âge déjà avancé.

Face au refus du ministère des finances, dirigé par Moshe Kahlon, opposé à une rupture du principe d’égalité entre citoyens, un compromis a été trouvé. D’après la presse israélienne, 1,4 milliard de shekels (322 millions d’euros) vont être dégagés pour relever l’ensemble des retraites.

Une entrée provoquant des démissions

Cette entrée au gouvernement du politicien d’extrême droite a provoqué la démission de Moshe Yaalon, prédécesseur à la Défense d’Avigdor Lieberman, qui a claqué la porte de son ministère le 20 mai en dénonçant la dérive extrémiste de la droite.

Autre départ, celui de l’ex-ministre de l’Environnement qui a voulu dénoncer l’arrivée du leader d’extrême droite. Avi Gabbay appartenait à la seule formation centriste de la coalition gouvernementale, qui compte dix députés à la Knesset : le parti Koolanu.

Cette droitisation du gouvernement israélien pourrait avoir un impact sur l’orientation globale de la politique du pays mais aussi, sur l’hypothétique relance d’un processus de paix.

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