La gestion de l’eau au Liban, un enjeu d’avenir
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Karl Demyttenaere
mardi 31 mai 2016 Dernière mise à jour le Mardi 31 Mai 2016 à 13:26

Après le signal d’alarme lancé par la Banque mondial en 2010, la situation n’a que peu changé concernant la gestion de l’eau au pays du Cèdre. Pollution, pénuries… quels moyens sont mis en place pour lutter contre ces maux ?

Le 26 mai, un forum consacré à la gestion publique du réseau de distribution d’eau et de traitement des eaux usées, a été organisé par l’ONG britannique Oxfam à l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et financé par l’Union européenne (UE). 

Situation inquiétante

Une question importante pour le pays puisque dans un rapport publié en 2010, la Banque mondiale estimait que le Liban pouvait s’exposer à d’importantes pénuries d’eau d’ici à 2020 faute d’une modernisation de sa façon de gérer ses ressources hydrauliques.

Six ans après la publication du rapport, le forum n’a pu que constater l’absence d’évolution de la situation du secteur. D’autant que le pays doit gérer la présence de plus d’un million de réfugiés ayant quitté la Syrie depuis 2011 (voir notre article).

Moyens insuffisants 

D’après la loi 221 du 29 mai 2000, les opérations liées à la distribution d’eau courante et au traitement des eaux usées ont été confiées à cinq offices des eaux dépendant du ministère de l’Énergie et de l’Eau : Beyrouth et Mont-Liban, Nord, Békaa, Sud et l’Office national du Litani

Mais ces offices souffrent d’un manque de moyens humains, financiers et légaux. Ainsi, l’Office des eaux du Liban-Nord n’assure que 40 millions de métres cubes annuels pour des besoins estimé à 70 millions de mètres cubes. Seulement 60% des 150 000 foyers de la région sont reliés au réseau d’alimentation d’eau et 58 % sont connectés au réseau d’évacuation.

Autre exemple, dans la Békaa, les habitants de 35 municipalités ne payent pas leurs abonnements annuels.

Aide internationale

Pour tenter de remédier à cette situation difficile, des organismes internationaux viennent soutenir le Liban. Ainsi, l’Union Européenne a dépensé 72 millions d’euros en 30 mois dans plusieurs projets.

Parallèlement, l’Agence américaine pour le développement international (USaid) a lancé de son côté le Lebanon Water Program (LWP) en collaboration avec le ministère de l’Énergie et de l’Eau, ce projet à 65 millions de dollars vise à améliorer la gestion du réseau dans plusieurs régions du Liban.

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