Bilan de la MedCop de Tanger, grande répétition avant la COP22 de Marrakech
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Karl Demyttenaere
mercredi 20 juillet 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 20 Juillet 2016 à 12:31

Au nord du Maroc, la ville de Tanger a accueilli du 18 au 19 juillet la conférence préparatoire à la Cop22 qui se tiendra en novembre à Marrakech. Ce prélude a-t-il été une réussite ?

 
Avec 7 000 participants venus d’une vingtaine de pays, de nombreux ministres et de présidents d’exécutifs locaux au rendez-vous, la ville de Tanger a été plus que jamais la capitale de la Méditerranée pour la deuxième édition de la MedCopClimat.
 
Cette 2ème édition fait ainsi écho au forum de l’an passé à Marseille, en prélude à la COP21 (Conférence internationale des Nations unies sur les changements climatiques) de Paris.
 
Une réussite régionale
 
Avant Marrakech et sa centaine de chefs d’Etat, ce forum de Tanger s’est avéré plus modeste malgré la présence lors de la cérémonie d’ouverture, du Prince Moulay Rachid, le frère cadet du souverain Mohammed VI.
 
En effet, ce forum est dédié régions et des collectivités locales, fortement représentées, et secondées par la société civile et les entreprises engagées dans le développement durable et la transition énergétique.
 
Cet évenement est en particulier l’œuvre d’un homme : Ilyas El Omari, président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, nouvel homme fort du Parti authenticité et modernité (PAM), opposant déterminé aux islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) actuellement au pouvoir.
 
Sa région a d’ailleurs signé le 18 juillet 4 accords de coopération avec des acteurs économiques nationaux et étrangers dans les domaines industriels et de protection de l’environnement.
 
Des absents remarqués
 
« L’intérêt de cet événement, c’est qu’il permet de faire ressortir la dimension régionale de la lutte contre les effets du changement climatique » souligne Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UPM), organisme partenaire de l’évènement.
 
Il était attendu mais n’a pu se déplacer : le président français François Hollande a été retenu dans son pays en raison du deuil national de trois jours après le terrible attentat de Nice, tout comme sa ministre de l’Ecologie, Ségolène Royale.
 
Le ministre marocain des affaires étrangères et président de la Cop 22 s’est également éclipsé pour se rendre à Kigali (Rwanda), au sommet de l’Union africaine (UA). Le chef de la diplomatie du royaume est allé négocier les modalités du retour du Maroc dans l’institution panafricaine.
 
Des ombres au tableau
 
Les inquiétudes concernant les soubresauts de l’actualité en Turquie ont mobilisé l’attention des participants. Ces derniers ayant eu des difficultés à se loger dans la Ville du Détroit puisque le roi Salmane, le roi d’Arabie saoudite, avait choisi Tanger pour le mariage d’un de ses fils.

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