Pour répondre à cette question, Ecomnews Med a demandé l’avis des acteurs qui vont l’économie de ce grand pays : vous ! Vos témoignages, opinions et propositions donnent un éclairage pertinent sur l’économie algérienne mais donnent aussi des pistes pour l’avenir.
Pour Abdelkader Benadia, ancien chef de division à la Banque Nationale d’Algérie : « une économie fiable se construit sur la vérité et c’est le plus difficile à faire. Tout commence par une justice indépendante qui soit capable de faire appliquer le droit, les lois et le bon sens ». Cet avis est partagé par El-Hadi Boukalkoul, qui préconise « avant tout, la lutte jour et nuit contre la corruption en renforçant l’autonomie de la justice ».
Ce professeur d’Université UBMA-Université Badji Mokhtar Annada (à l’est du pays) défend « l’intégration des groupes privés » et affirme qu’il faut « organiser les zones d’activités en pôles de compétences et d’excellence ».
Se tourner vers l’extérieur ?
L’Algérie dispose de ressources, y compris à l’extérieure de ses frontières. Ainsi, pour le consultant Nordine Dani-el-Kebir, il faut mettre en place une « politique incitative au retour de la diaspora algérienne » mais aussi « signer des contrats avec des multinationales incluant la formation de jeunes (algériens) ».
Kari Iz, ayant travaillé 16 ans dans le domaine de l’énergie pense qu’il faut « s’inspirer des modèles économiques d’un autre pays qui a réussi économiquement et qui est similaire à l’Algérie en matière de culture et de ressources, par exemple les Emirats arabes unis ».
L’éducation, élément essentiel
Selon Amed Goucem cependant, « le point de départ reste l’école, clé de la réussite pour la bonne gouvernance ». Plus précisément, Med Routcho affirme qu’il faut une « l’anglophonisation de l’enseignement » (voir notre article).
Beaucoup d’idées ont été émises par la communauté Ecomnews Med sur cette question, reste à savoir quelles seront les orientations du gouvernement algérien demain.
A lire également :
Le projet d’autoroute transmaghrébine sera-t-il utile pour le développement du Maghreb ?
Réagissez à cet article