Victime de surproduction, l’industrie médicale au Liban est malade
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Karl Demyttenaere
mercredi 27 juillet 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 27 Juillet 2016 à 15:51

Lors de la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition du congrès annuel de l’industrie pharmaceutique au Liban, Health Insight, un état des lieux a été dressé du marché des médicaments au Liban. Celui-ci est saturé selon de nombreux observateurs, qui plaident pour un développement des exportations. Oui mais comment ?

« Des pays de 90 millions d’habitants importent autant de médicaments que le Liban. Nous courrons à la ruine ! », a affirmé le ministre de l’Industrie Hussein Hajj Hassan durant la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition du congrès annuel de l’industrie pharmaceutique au Liban, Health Insight. Cet évenement a été organisé les 2 et 3 juin dans la banlieue de Beyrouth, Dbayé, par MCE Group. 

D’après la présidente du syndicat des industries pharmaceutiques libanaises, Carol Abi Karam : « le marché local est saturé ». Et pour cause, les médicaments importés représentent environ 80% du marché selon le syndicat des importateurs de médicaments, tandis que la facture pharmaceutique des Libanais est particulièrement importante, représentant environ 3,1% du PIB en 2014, selon Business Monitor International.

Une seule solution, l’exportation ?

La part de marché des producteurs locaux de médicaments a malgré tout triplé en une décennie pour atteindre environ 100 millions de dollars. Pour Abi Karam, « l’export est essentiel pour la continuité et le développement de notre industrie, du fait de cette saturation sur le marché local ».

Même si les exportations pharmaceutiques libanaises ont augmenté de 52% entre 2013 et 2015 (elles sont estimées à 55 millions de dollars) mais cela reste très insuffisant pour contrebalancer les 1,12 milliard d’importations enregistrées en 2015.

Le problème : l’enregistrement des médicaments, procédure administrative nécessaire à l’importation d’un produit pharmaceutique, s’effectue facilement au Liban, ce qui n’est pas le cas à l’étranger.

Ainsi, en 2016, le Liban a importé pour 8 millions de dollars de médicaments d’Argentine, alors que les exportations sont nulles. Autre exemple, la Jordanie, pays qui représente 18 millions de dollars d’importations contre seulement 1 million d’exportations 

L’objectif de l’industrie pharmaceutique libanaise pour sortir de cette situation problèmatique est d’exporter d’abord dans les pays arabes et ensuite, cibler l’Europe.

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