Le secteur viticole libanais retrouve des couleurs
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #BuzzNews #CultureSport #EchangesMediterraneens #Economie #EnDirectDe #LIBAN
Ecomnews Med Redaction
vendredi 29 juillet 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 29 Juillet 2016 à 12:26

La viticulture libanaise se développe malgré une conjoncture difficile, grâce notamment à l’arrivée de nouveaux producteurs. Explications…

Le Liban est parmi les rares pays, avec la Géorgie et l’Arménie, à pouvoir se targuer d’une tradition viticole multimillénaire. C’est d’ailleurs les Phéniciens qui se chargeront d’introduire la viticulture en Europe et dans le reste du pourtour méditerranéen.

Si le Liban fait aujourd’hui face à un contexte géopolitique brûlant et à une conjoncture interne tendue, la culture du vin, elle, reprend de plus belle, et de nombreux investisseurs convoitent les vignes libanaises (voir notre article). Eclairage…

Le vin du Liban : de la conquête ottomane au Château Kefraya

La culture et le commerce du vin ont perduré au Liban, même après la conquête ottomane au 16e siècle, par le biais des chrétiens libanais qui furent autorisés à poursuivre une maigre production.

Il faudra attendre le milieu du 19e siècle pour voir les vignes libanaises renaître, grâce notamment à un petit groupe de jésuites qui fondèrent le Château Ksara, domaine qui existe encore de nos jours.

Plus tard, le Domaine des Tourelles sera fondé en 1868 par Pierre Eugène Le Brun, un Français établi au Liban, et le Château Musar verra le jour en 1930. Vingt ans plus tard, le Château Kefraya viendra étoffer les domaines viticoles du Pays du Cèdre.

L’industrie viticole au Liban aujourd’hui

La culture viticole a longtemps été réservée à une poignée de domaines situés principalement dans la vallée de la Bekaa (70% de la surface en vignes du pays).

Depuis une quinzaine d’années, nous assistons au développement de cette activité dans d’autres régions du pays : Batroun, Keserwan, Metn, Chouf, Jezzine, ainsi que dans les zones frontalières avec la Syrie.

Aujourd’hui, le Liban dispose d’un vignoble estimé à environ 27 000 hectares et la surface destinée à la production du raisin de cuve, utilisé spécifiquement dans l’élaboration du vin, ne cesse d’augmenter.

Plus de la moitié des 8 millions de bouteilles produites chaque année est destinée à l’exportation vers des pays à forte tradition viticole comme les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Pour soutenir l’export des vins libanais, le nombre de producteurs s’accroît de manière exponentielle.

En plus des 35 producteurs historiques (notamment Ksara, Kefraya et Musar), le secteur viticole a vu arriver de nouveaux acteurs, à l’image du Domaine Ixsir, fondé en 2007 par le groupe Débbané-Saikali.

La quasi-totalité des producteurs libanais sont réunis au sein de l’UVL (Union Viticole Libanaise) créée en 1997, une année après l’adhésion du Liban à l’OIV (Office International de la Vigne et du Vin).

Bien que sa production cumulée reste plutôt modeste, le vin libanais est apprécié par les amateurs qui prisent ses saveurs gorgées de soleil. « Si la production de ce petit pays est confidentielle, elle est variée et de qualité », peut-on lire sur la sélection des 1000 vins du monde concoctée par Vinalies internationales (Paris, Hachette, 2006).

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *