L'Egypte négocie un appui financier du FMI de 12 milliards de dollars
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Magda Doria Makboul
jeudi 4 août 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 4 Août 2016 à 09:09

Face aux difficultés économique du pays, l‘Egypte pourrait recevoir l’aide de plusieurs institutions financière dont le Fonds monétaire international à hauteur de 12 milliards de dollars.

Dans le cadre de négociations globales, l’Egypte serait en passe d’obtenir un appui financier du Fonds Monétaire International. Le gouvernement égyptien a mis en en place un plan visant à mobiliser 21 milliards de dollars (18 milliards d’euros) au total sur trois ans, soit 7 milliards de dollars (6 milliards d’euros) par an.

Dans le détail, 12 milliards de dollars (10 milliards d’euros) proviendront du FMI et 4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement.

Le rôle du FMI

L’institution internationale basée à Washington accordera ce prêt sur une durée de trois ans afin de d’aider une économie en berne et paralysée suite à la chute de Hosni Moubarak.

Selon Massod Ahmed, le directeur du département Moyen-Orient au FMI, « Les autorités égyptiennes ont demandé au FMI de leur fournir un soutien financier pour accompagner leur programme économique » (voir notre article).

L’adjoint au ministre égyptien des finances a indiqué qu’une première tranche d’au moins 2 milliards de dollars (1,8 milliards d’euros) pourrait être obtenue dans les deux prochains mois, dans le cadre de négociations globales.

Le ministre adjoint des Finances pour les politiques financières, Ahmed Kojak, a précisé que chaque tranche du prêt du FMI devrait être remboursée dans un délai de cinq ans, avec une période de grâce d’environ trois ans, pour un taux 1 ou 1,5% d’intérêt.

En plus de ce financement, l’Égypte attend de la Banque africaine de développement (BAD) la libération de la deuxième tranche d’un programme de prêt de 1,5 milliard de dollars ( 1,3 milliards d’euros) sur trois ans.

Le FMI avait souhaité que soit revue la politique des subventions, notamment des produits d’hydrocarbures et le cadre fiscal. Le gouvernement Al Sissi a déjà fait un pas pour ce qui est des subventions, il reste désormais la question fiscale sur laquelle l’Egypte pourrait prendre des engagements fermes.

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