Béji Caid Essebsi : portrait d’un revenant devenu président
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 5 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Août 2016 à 09:30

Vétéran de l’indépendance, compagnon de Bourguiba et président de la Chambre des députés sous Ben Ali, Béji Caïd Essebsi incarne « l’Etat séculier » à 88 ans. Portrait…

Ministre sous Bourguiba, à la tête du Parlement sous Ben Ali, Béji Caïd Essebsi s’est présenté aux élections de 2014 comme le « garant de l’autorité de l’Etat ».

Politicien aguerri pour ses partisans, homme du passé pour ses détracteurs, BCE jouit aujourd’hui d’une belle cote de popularité auprès des Tunisiens avec 46% d’opinions favorables, selon le sondage réalisé par Emrhod Consulting le 23 juillet 2016. Portrait d’un revenant qui est devenu président…

Incarner “l’Etat séculier”

« Regardez, il ressemble à Bourguiba », s’enthousiasmaient les électeurs devant celui qui n’était alors qu’un présidentiable parmi d’autres. Le 21 décembre 2014, BCE est officiellement devenu, à 88 ans, le premier président démocratiquement élu de la Tunisie sous la bannière de Nidaa Tounes, le parti anti-islamiste opposé au parti Ennahda.

En dépassant le président sortant Moncef Marzouki de 11%, le compagnon de route de Bourguiba revient sur le devant de la scène politique tunisienne pour incarner « l’Etat séculier », selon ses propres mots lors du discours d’investiture.

Vétéran de l’indépendance

Né le 29 novembre 1926 à Sidi Bou Saïd, Béji Caïd Essebsi est le fils d’un agriculteur d’origine sarde. Il fréquentera les bancs du collège Sadiki avant d’intégrer les militants de la jeunesse du Néo-Destour.

Il organise la résistance contre le protectorat français de Paris, où il poursuit un cursus en droit sanctionné par une licence, avec le soutien d’un certain Habib Bourguiba Jr., fils unique du premier président de la République. De retour à Tunis, il exerce sa profession d’avocat tout en intégrant les sphères du pouvoir, profitant du manque aigu en profils qualifiés dans la Tunisie nouvellement indépendante.

A partir des années 1960, il gravira les échelons jusqu’à devenir ministre de la Défense, puis ambassadeur en France.

En 1981, il sera nommé ministre des affaires étrangères dans un contexte géopolitique miné par la guerre du Liban et l’opération « Jambe de bois » contre le quartier-général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott dans la banlieue de Tunis.

Après un bref séjour en Allemagne de l’Ouest en tant qu’ambassadeur, il deviendra président de la Chambre des députés sous Ben Ali avant de s’éloigner de la scène politique. Il y reviendra en 2011 dans le contexte de la révolution de Jasmin, et participera à la rédaction de la nouvelle constitution…

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