Introduction d’une mesure de facilitation par la Banque Centrale en Algérie pour les exportateurs
#ASavoir #AideAuxEntreprises #AnalyseEconomique #Economie #Entreprises #Politique #VieDesEntreprises #ALGERIE
Karl Demyttenaere
vendredi 5 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Août 2016 à 14:25

La Banque Centrale va mettre en place une mesure de facilitation pour les exportateurs hors hydrocarbures en supprimant son accord préalable pour le paiement en devises des factures d’importation des matières premières par ces opérateurs.

L’initiative de la Banque Centrale intervient au moment où l’exécutif algérien tâche de réduire ses importations, et de diversifier ses exportations dont l’immense majorité est aujourd’hui faite d’hydrocarbures.

Une mesure de facilitation pour les exportateurs hors hydrocarbures a été prise, dans un contexte de chute vertigineuse des ventes de pétrole algérien plombées par les cours internationaux encore sous les 50 dollars le baril. Ainsi l’institution financière centrale a ainsi supprimé l’accord préalable qu’elle délivrait jusqu’à présent pour le paiement en devises étrangères des matières premières par ces opérateurs. 

Une mesure importante

En Algérie, lorsqu’une opération d’exportation est réalisée, l’exportateur a droit de percevoir en devises la moitié de ses recettes d’exportation alors que l’autre moitié lui est convertie en dinars par la Banque d’Algérie.

Cependant la suppression de cette mesure permet à l’institution financière d’autoriser le règlement financier des opérations d’importation de matières premières, sous le régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif, sans l’accord préalable de la Banque d’Algérie, et ce, lorsque l’opérateur règle sa facture avec ses propres devises

De ce fait les entreprises algériennes importatrices de matières premières destinées à la transformation puis à l’export pourront désormais régler ces achats en devises étrangères sans déclaration à la Banque centrale

Le régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif, qui offre plusieurs avantages, dont l’exonération totale des droits de douanes, signifie l‘importation de matières premières pour réexportation après leur transformation en produit fini. Ainsi, une entreprise qui importe des matières premières pour fabriquer des produits destinés à l’exportation et qui détient des avoirs suffisants en devises dans son compte “personne morale” peut régler sa facture en devises sans passer par la Banque centrale.

Pour les exportateurs qui ne détiennent pas de devises (primo-exportateurs) ou qui ne disposent pas suffisamment de devises pour importer les matières premières, ils restent soumis à un accord de la Banque centrale autorisant la banque domiciliataire à transférer les devises vers le fournisseur étranger, contre paiement de l’équivalent en dinars par l’opérateur algérien.

A lire également :

Signature d’un accord majeur dans l’industrie entre l’Algérie et l’Indonésie

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *