Un air de renouveau souffle sur la production cinématographique au Liban
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 5 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Août 2016 à 09:38

Au Liban, la production cinématographique n’a jamais été en si bonne santé. Quelles sont les raisons qui expliquent ce renouveau ?

Jusqu’au début des années 2000, le Liban ne produisait qu’un à deux longs métrages par an. En 2012, il en a produit douze. Aujourd’hui, on assiste à une embellie sans précédent de la production de films dans ce pays. Cette industrie attire désormais des investissements importants, bénéficie de nombreux soutiens financiers et crée de nouveaux emplois directs et indirects. Eclairage !

Une augmentation inédite de la production de films

Durant les quatre dernières années, la production de films au Liban a atteint sa vitesse de croisière, avec pas moins de 31 films. La progression observée entre 2004 et 2015 est de 675% ! Un chiffre sans appel ! Quant au montant total investi, il est d’une valeur estimée à 32,4 millions de dollars.

La moyenne annuelle est donc de 8 productions cinématographiques engageant un budget de presque 9 millions de dollars. En matière de création d’emploi, ce secteur a généré plus de 1000 emplois directs, selon les chiffres de 2014, communiqués par l’Autorité de développement des investissements au Liban (Idal).

Depuis avril 2016, les producteurs de films de cinéma, de séries télévisées et de documentaires ont accès à des prêts bancaires subventionnés à un taux de 1% par la Banque du Liban (BDL). Ces prêts de trois millions de dollars maximum peuvent s’étaler sur une période de 16 ans, dont deux ans de délai de grâce. Pour accéder à ce prêt, les projets doivent être réalisés à 90% sur le sol libanais, créer des emplois, contribuer à dynamiser l’économie du pays et accorder un réel intérêt à l’innovation.

Les prémices d’une industrie cinématographique au Liban

Les professionnels et observateurs du secteur se montrent optimistes. Ils estiment que cette mesure, ajoutée à d’autres sources de soutien financier destiné à la production de films, ne pouvait mieux tomber, au moment où un air de renouveau souffle sur l’industrie cinématographique libanaise, grâce notamment à l’augmentation du nombre de sociétés de production (92 actuellement) et l’avènement d’une nouvelle génération d’artistes et de professionnels issus des six universités libanaises délivrant des diplômes en audiovisuel.

L’émergence d’une industrie cinématographique solide et compétitive ne serait donc qu’une question de temps. Celle-ci sera destinée au monde arabe qui constitue un marché de prédilection pour les producteurs libanais.

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