L’ONU sélectionne une jeune libanaise pour parler de développement durable
#ASavoir #CultureSport #Economie #Politique #LIBAN
Karl Demyttenaere
lundi 8 août 2016 Dernière mise à jour le Lundi 8 Août 2016 à 14:06

L’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à écouter des étudiants venus des quatre coins de la planète pour présenter un plan d’action sur le développement durable, afin de répondre aux 17 objectifs fixés par l’ONU à l’horizon 2030. Pour la première fois une étudiante libanaise Rind el-Hage 18 ans figure parmi ces étudiants.

Rind el-Hage a été sélectionné avec 9 autres étudiants étrangers lors du concours international de dissertation Many Languages, One World.

Ce concours organisé par le centre d’apprentissage Educational services, Inc et le programme Academic Impact de l’Onu aborde les questions de citoyenneté mondiale, de compréhension culturelle, sous l’angle du multilinguisme et son impact sur le développement durable.

L’étudiante en première année de génie civil participera avec ses camarades au Forum mondial de la jeunesse 2016 qui se tiendra du 25 au 31 Juillet 2016 à la Hofstra University à Hempstead, New York où ils élaboreront leur plan avant de se présenter devant l’ONU.

La relève de la jeunesse

« C’est la célèbre phrase “Hi, kifik, ça va ?” qui m’a fait réfléchir au multilinguisme au Liban », se rappelle-t-elle, en référence au fameux « Bonjour, comment vas-tu ?» une simple phrase comportant les trois langues les plus parlées au Liban : l’arabe, le français et l’anglais.

À travers son travail, Rind el-Hage souhaite transmettre un message : « Je veux dire que le multilinguisme, ça marche vraiment, et le Liban en est un exemple. Je veux montrer une autre image de mon pays, loin des idées reçues. »

Ce ne sont pas les idées qui manquent à cette étudiante. En effet ses propositions pourraient avec une empreinte positive sur l’environnement, notamment à travers l’objectif 11 « Cités et communauté durables » : « Dans le domaine de la construction, il est possible de réaliser de petits changements qui auront un impact considérable. La durée de vie d’un bâtiment tourne généralement autour de cent ans. Si l’on améliore l’isolation de l’édifice, sa luminosité, son système de chauffage, de façon à réduire la consommation énergétique, cela, sur un siècle, peut faire la différence. Et les changements ne sont pas difficiles à réaliser », assure-t-elle.

Rind el-Hage se réjouit de pouvoir travailler avec des étudiants étrangers à New York, dont certains sont déjà détenteurs de master ou même doctorants : « Travailler avec des personnes de différentes nationalités montre que les problèmes que nous abordons sont mondiaux et que les solutions à ces problèmes doivent répondre aux exigences des différents pays », dit-elle.

Quant au développement de son pays natal, Rind el-Hage souhaite y contribuer au niveau des ressources hydrauliques. « Ces ressources sont abondantes au Liban, mais l’on souffre toujours de pénuries » (voir notre article), se désole-t-elle. C’est pourquoi elle souhaite se spécialiser dans le domaine de l’eau et de l’environnement. « Pourquoi pas un master en énergies renouvelables », lance-t-elle.

A lire également :

Schneider Electric soutient le système éducation libanais

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *