Le palmier dattier : un secteur névralgique pour la Tunisie
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 12 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 12 Août 2016 à 07:23

La production de dattes a nettement progressé en Tunisie depuis 2003, mais le secteur doit faire face à plusieurs obstacles. Tour d’horizon !

Avec plus de 100 000 tonnes de dattes exportées chaque année pour 200 millions d’euros, la Tunisie est le premier exportateur mondial de dattes en termes de valeur et le premier fournisseur de l’Europe.

Le pays de Carthage accapare également 23% de la valeur du commerce international des dattes. En 2013, les exportations sont estimées à 105 800 tonnes pour une valeur de 379.9 millions de dinars tunisiens. Presque 54% de la production nationale est destinée à l’export (voir notre article).

Une progession soutenue depuis 2003

L’industrie phoenicicole constitue la deuxième plus importante activité agricole de la Tunisie après l’huile d’olive (voir notre article). Le palmier dattier occupe une superficie de l’ordre de 40 976 hectares, dont 40 000 hectares dans le sud du pays. Sur les 5 millions et demi de pieds de palmiers dattiers, 3,66 millions de pieds (66%) sont de la variété Deglet Nour.

Les palmeraies tunisiennes occupent presque 2% de la superficie arboricole totale de la Tunisie. La culture du palmier dattier se concentre principalement à Kébili (58%), Tozeur (21%), Gabès (16%) et Gafsa (5%).

Avec un taux de croissance annuel moyen de 7% observé depuis 2003, la production a atteint 196 500 tonnes en 2013, dont 141.1 mille tonnes de Deglet Nour (plus de 70% de la production totale). La valeur de la production de dattes équivaut à 5.7% de la valeur totale de la production agricole en Tunisie.

Cette embellie de la production s’explique notamment par l’évolution du rendement par palmier au cours des dix dernières années. Aujourd’hui, un pied Deglet Nour produit en moyenne entre 52 et 73 kg.

Les défis de la culture du palmier dattier

Le secteur phoenicicole est d’autant plus vital que l’économie tunisienne fait face à une baisse drastique des recettes touristiques après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali et la menace terroriste qui plane sur le pays.

La culture du palmier dattier la principale source de revenue pour plus de 60 000 exploitants directs et indirects et a créé plus de 7,234 millions jours de travail rien qu’en 2013. Néanmoins, la production se heurte à quelques obstacles comme la raréfaction des ressources en eau, la désertification, la rareté de la main-d’œuvre qualifiée et l’insuffisance du budget alloué à la recherche scientifique en la matière.

Et comme si cela ne suffisait pas, depuis trois ans, la Tunisie est confrontée à la menace du charançon rouge, un ravageur tueur de palmiers. Cet insecte tropical originaire d’Asie est confiné pour l’instant au nord du pays, où les autorités se livrent à une vraie course contre la montre pour l’éradiquer avant qu’il ne puisse s’attaquer aux palmeraies du sud, auquel cas cela constituerait une catastrophe économique et environnementale pour le pays.

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