Réforme des retraites au Maroc : un mal nécessaire ?
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 12 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 12 Août 2016 à 08:10

La réforme des retraites au Maroc, adoptée récemment, vise à stopper l’épuisement des réserves de la Caisse Marocaine des Retraites. Explications.

Après de houleuses tractations qui auraient duré plusieurs mois entre gouvernement et syndicats marocains, le pack législatif relatif à la réforme des retraites au Maroc a été définitivement adoptée en séance plénière, le 20 juillet, par la Chambre des représentants du Parlement. La réforme devra être promulguée au Bulletin officiel avant son entrée en vigueur.

Que préconise cettre réforme des retraites ?

Les quatre textes que comprend ce pack législatif sont : la réforme du régime des pensions civiles, l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, la réforme du régime des pensions militaires et enfin la revalorisation de la pension minimale du Régime Collectif d’Allocation de Retraite (RCAR).

L’âge de départ à la retraite passe ainsi de 60 à 63 ans. Le projet initial préconisait l’application de cette mesure sur trois ans, mais un amendement adopté par la chambre des conseillers est venu l’étaler sur 6 ans.

Cette augmentation de l’âge de départ à la retraite sera donc graduelle, à raison de 6 mois supplémentaires chaque année. Les cotisations des fonctionnaires à la Caisse Marocaine des Retraites, elles, passeront de 20% à 24%.

Une réforme douloureuse mais nécessaire

Mohamed El Alaoui El Abdellaoui, directeur général de la Caisse Marocaine des Retraites (CMR), avait déclaré, en mai dernier, dans une interview au quotidien l’Economiste, que le déficit de cette institution, évalué à 3 milliards de dirhams en 2015, risquerait de passer à 5,5 milliards, voire 6 milliards de dirhams en 2016, avant de passer à 23 milliards en 2022, si rien n’est fait.

Il s’agit là donc d’une mesure d’urgence, selon le gouvernement, qui permettra d’éviter l’épuisement des réserves de la CMR, ce qui priverait 400 000 personnes de leurs pensions.

Cette première étape sera suivie par d’autres mesures plus profondes qui permettront sur le moyen terme de mettre en place un système à deux pôles (public et privé) pour aboutir sur le long terme à un système unique, regroupant le public et le privé.

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