Alto, la start-up marocaine à toute vapeur
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Karl Demyttenaere
mardi 23 août 2016 Dernière mise à jour le Mardi 23 Août 2016 à 10:56

Produire de l’énergie en transformant la chaleur en vapeur, c’est la méthode innovante développée par l’entreprise Alto Solutions. Portrait d’une jeune entreprise qui avance à toute vapeur.

Depuis 2012, le marocain Medi Berrada développe des centrales solaires thermiques commercialisées par son entreprise Alto Solutions.

Diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Strasbourg et de l’Université de technologie de Compiègne (UTC), cet ingénieur est passé par Veolia et l’entreprise hollandaise Lenntech, spécialisée dans le traitement et la purification de l’eau. Riche de ce parcours, il a lancé son propre projet mais son développement a pris un an de retard, n’ayant pas de mise de fond de départ. 

Encore au stade de pilote

En quoi consiste son procédé innovant ? Il est né d’une collaboration avec la société canadienne Rackam, produisant de l’énergie en transformant la chaleur en vapeur.

« On a développé des collecteurs cylindro-paraboliques [longs miroirs, ndlr] qui concentrent les rayons solaires sur un tube caloporteur (qui transporte de la chaleur). De l’eau sous pression s’écoule dans ces tubes et monte en température jusqu’à 450°C. Cette eau subit ensuite une détente flash pour se transformer en vapeur et alimenter le réseau de vapeur d’une industrie qui utilise cette énergie en fonction de son besoin » explique le fondateur à nos confrères du magazine Jeune Afrique. 

Avantage du procédé, sur le long-terme, la chaleur produite est moins chère : 0,35 dirhams du kilowattheure (soit 3 centimes d’euro). Au-delà d’un prix réduit, cette technique permet une maîtrise des coûts sur le long-terme

Y-a-t-il un pilote… de vendu ?

L’objectif du fondateur Medhi Berrada est de vendre des pilotes, avec pour objectif de fournir au Maroc et au sud du Sahara des zones industrielles durables. Il a déjà mis en service 50 kilowattheures d’une centrale sur le site de la Coopérative Agricole de Taroudant (COPAG), deuxième opérateur laitier du Royaume après Danone.

A l’heure actuelle, Alto bénéficie, en plus de petits investisseurs privés, d’une aide du fonds de subvention à l’innovation Intilak de 1 750 000 dirhams (155 000 euros). La jeune pousse compte aujourd’hui 5 salariés, et s’appuie sur des conseillers comme l’ex-directeur Innovation de Sanofi, Mohammed Charki, ainsi qu’un avocat basé dans la Silicon Valley, Salim Elamrani.

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