Les nombreux défis que doit surmonter le nouveau gouvernement de Tunisie
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Karl Demyttenaere
jeudi 25 août 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 25 Août 2016 à 10:56

Avec un taux de chômage en hausse (15,6% de la population), un secteur touristique touché par les attentats, une inflation des prix forte, une production de phosphate instable et la corruption qui ronge l’administration, le peuple tunisien attend beaucoup des promesses faites par le futur Premier ministre Youssef Chahed.

Si le Parlement valide la composition du nouveau gouvernement Tunisien le 26 août, cette nouvelle équipe va devoir affronter l’impatience du peuple tunisien et prouver que la promesse d’une redressement économique axé sur la sécurité nationale, sur la corruption et la propreté sera assumée et tenue.

Les facteurs clés de la situation économique

En effet, plusieurs facteurs ont contribué à la crise économique tunisienne dont notamment la dévaluation de la monnaie nationale qui ne cesse de se déprécier face à l’euro et au dollar.

Cette dévaluation est née en partie à cause de la baisse significative du tourisme européen et nord-américain qui ne permet donc pas de remettre sur pied le stock de devises créant des conséquences comptables alarmantes. La ministre des Finances, Lamia Zribi aura justement cette importante tâche à accomplir dès son arrivée.

Par ailleurs, l’ex ministre du développement, de la coopération internationale et de l’investissement, Yassine Brahim se retire du ministère pour se concentrer sur son parti politique libéral-social Afek tounes qui est la 5ème force de l’Assemblée des représentants du peuple (AFP). Fadhel Abdelkéfi prendra sa place au sein du ministère. Il s’occupera du plan de développement et du future code des investissements en vue de générer plusieurs milliards de dinars d’investissements dans des projets d’infrastructures, de ports,..

Lutter contre la corruption et le chômage

Entre les fonctionnaires et les employés étatiques, 800 000 personnes engloutissent le budget de l’Etat. Béji Caid Essebsi, président de la République a expliqué que, même avec une population 7 fois inférieure, la Tunisie compte autant de fonctionnaires que l’Allemagne.

La corruption n’arrangeant pas la situation, sévi au quotidien provoquant un déséquilibre entre les secteurs privés et étatiques. Tous les secteurs sont touchés, que ce soit le marché public, l’administratif, les marchands de tabac, la vente d’alcool au noir, les pompistes des bords de rues, les agents administratifs, tous passent par la case corruption afin de générer plus de profits.

Le chômage reste au coeur du quotidien de milliers de familles tunisiennes depuis de nombreuses d’années avec un taux de chômage de 15,6% et dépassant même les 35% dans certaines régions défavorisées. L’Etat, étant limité dans la création de nouveaux postes, mise sur le secteur privé avec le projet Smart Tunisia ou encore la création d’incubateurs. Des entrepreneurs asiatiques et européens parlent de lenteur administrative et d’impossibilité d’achats fonciers. Néanmoins, le ministre de la fonction publique a annoncé le secteur public comptera 650 000 employés d’ici la fin de l’année.

A cause des grèves répétées, aux conflits et à l’instabilité des recrutements de la Compagnie de phosphate de Gafsa, la production de phosphate a été bloquée. Ce qui génère des pertes colossales à hauteur de plus de 4,5 milliards de dinars (1,8 milliards d’euros) et qui fait perdre les parts de marché à l’international.

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