Le tourisme algérien ne décolle pas
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 26 août 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 26 Août 2016 à 08:43

Malgré des atouts naturels avérés, l’Algérie peine à son secteur touristique au diapason de ses voisins du Maghreb. Explications…

Alors que le secteur touristique s’impose dans les pays du pourtour méditerranéen comme une précieuse source de devises et un puissant levier économique, il peine toujours autant à concourir à la diversification de l’économie algérienne avec une modeste participation aux exportations à hauteur de 3,9%. Pourtant, sur le papier, l’Algérie affiche le profil type de la destination vedette. Décryptage…

L’Algérie : un pays “émetteur de touristes”

Visiblement, les dunes majestueuses du Sud, les oasis féériques, les quelque 1 200 km de côtes et l’immensité du désert algérien n’ont pas suffi à inscrire le pays au panthéon des destinations touristiques phares.

Avec moins de 3 millions d’arrivées, le pays peine à se mettre au diapason de ses voisins du Maghreb, malgré l’instabilité sécuritaire et l’état d’urgence qui sévissent en Tunisie. Pragmatique, le ministre algérien du tourisme, Abdelwahab Nouri, a choisi la voie de l’autocritique, tranchant ainsi avec la « politique de l’autruche » qui a caractérisé l’action de l’Etat dans le tourisme.

« Nous avons passé notre temps à vénérer la beauté de notre pays, mais sans rien faire pour exploiter cette richesse en faveur du développement du tourisme », a-t-il constaté. Malgré son profil à priori attirant, l’Algérie s’est même muée en « émetteur de touristes », déplore le ministre.

“Nous n’avons pas de baguette magique”

Avec plus de 1 548 projets touristiques approuvés par le ministère dont 511 en cours de réalisation, l’Etat semble vouloir prendre le taureau par les cornes « au moment où l’Algérie traverse une situation économique difficile, en raison de la chute des cours du pétrole sur le marché mondial », explique M. Nouri.

Cette situation s’est notamment matérialisée par une baisse de plus de 60% des revenus en devise par rapport à l’année 2015. Le développement du tourisme devient ainsi une urgence vitale, et pourrait bien s’imposer, à terme, comme une alternative crédible pour pallier l’érosion des revenus pétroliers…

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