La Tunisie développe son réseau routier
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Selim Ben Taziri Rosa
mardi 30 août 2016 Dernière mise à jour le Mardi 30 Août 2016 à 07:29

La Banque Africaine de développement, la Banque Européenne d’investissement et la Banque mondiale ont participé financièrement à la modernisation des routes tunisienne. De même, le projet de la construction de l’autoroute transmaghrébine est un objectif des investisseurs et des autorités.

Les bailleurs internationaux sont nombreux à contribuer à la rénovation du réseau de transport tunisien. Afin de moderniser les routes tunisiennes pour la décongestion du trafic du sud de Tunis, de Nabeul et de Sfax, la Banque européenne d’investissement (BEI) vient de signer un prêt de 150 millions d’euros.

Le 28 octobre 2015 à Abidjan se tenait le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD). A cette occasion, un prêt de 190,1 millions d’euros ainsi qu’un don de 1,5 millions d’euros a été accordé à la Tunisie pour la contribuer au financement du projet de modernisation des infrastructures routières (PMIR).

Ce projet a débuté en décembre 2015 et devrait se terminer le 31 décembre 2020.

En juillet de 2015, la Banque mondiale accordait un prêt de 181 millions d’euros afin de remettre les tronçons routiers du pays en état de marche. Ce projet couvre les différentes régions en difficulté de la Tunisie : de Siliana à El Fahs, au nord du pays, les routes de Sousse et de Kairouan, couvrant les routes du centre du pays jusqu’aux côtes, de même que Zaghouan et DJebel Oust près de la montagne et de l’oued Miliane.

« Le présent projet aura des retombés positives sur toute la population nationale et plus particulièrement, sur les populations du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Kef, Siliana et Zaghouan), Centre-Ouest (Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid) et du Sud (Gafsa, Kébili, Tozeur et Médenine) » a déclaré le directeur des ponts et chaussées (DGPC), Slah Zouari.

Cette année, le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’aménagement du territoire a lancé un appel d’offre international pour la réalisation de 11 ponts à travers le pays pour un montant de 22 millions d’euros.

L’ambitieux projet d’autoroute transmaghrébine

Selon une étude du ministère français de l’Economie, les infrastructures sont considérées comme essentielles pour le développement économique et social de l’ensemble de la Tunisie. De même, avec une économie du transport qui représentait plus de 7,3% du Produit Intérieur Brut en 2013, son importance économique en ces temps de crise devient capitale.

Le réseau routier tunisien compte approximativement 22 000 kilomètres de routes et 400 kilomètres d’autoroutes reliant la capitale. Le transport marchand terrestre représente 85% du transport routier et 95% pour le transport de voyageur. 

Les déplacements entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie sont connus pour être long, fatiguant et jonchés d’obstacles routiers. Cette situation rend le développement des échanges commerciaux nord-africains compliqués et limités.

Dans le cadre du projet de l’autoroute transmaghrébine, d’une longueur d’environ 2 500 kilomètres, des travaux seront effectués afin de relier les cinq pays de l’Afrique du nord traversant les capitales de Nouakchott en Mauritanie jusqu’à Tripoli avec une cinquantaines de sorties d’autoroutes.

Ce projet est estimé à 1 milliard d’euros uniquement pour la partie tunisienne.

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