50% des Egyptiens ont déjà payé un pot-de-vin
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 2 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 2 Septembre 2016 à 08:25

Comme pour de nombreux pays de la région MENA, l’Egypte accuse un taux élevé de corruption. Le point sur les mesures de l’Etat pour réduire la portée du fléau.

Selon une récente étude de Transparency international menée dans le monde arabe, 50% des égyptiens ont reconnu avoir « payé un pot-de-vin en échange d’un service public » au moins une fois dans leur vie.

Comme pour la majorité des pays de la région MENA (Middle East and North Africa), la corruption est un véritable fléau en Egypte, notamment dans l’administration publique, mais aussi dans les plus hautes sphères de l’Etat…

Des “coups médiatiques”

Au début de son mandat, le maréchal al-Sissi s’était engagé à faire de la lutte contre la corruption une priorité nationale. Pour cela, il avait annoncé l’adoption d’une stratégie « étalée sur 4 ans » et qui « s’appliquerait à toutes les institutions de l’Etat », selon le porte parole du gouvernement. Cet élan anti-corruption avait pour objectif de limiter la portée de la corruption qui gangrène toutes les sphères d l’Etat.

Quelques affaires de corruption impliquant des responsables étatiques ont d’ailleurs été recensées depuis deux ans et ont débouché sur des condamnations pénales. Elles restent cependant « minoritaires » et font surtout office de « coups médiatiques », selon plusieurs ONG locales.

Des répressions de hauts responsables de l’Etat

Pour Salah Helal, la sanction a été sans appel. L’ex-ministre de l’Agriculture a en effet écopé en avril dernier de 10 ans de prison pour des pots-de-vin reçus lorsqu’il était en exercice dans le gouvernement d’Ibrahim Mahlab. Si d’anciens dignitaires égyptiens ont déjà été inquiétés dans des affaires similaires par le passé, le fait qu’un ministre soit arrêté pendant son mandat constitue une grande première dans le pays. Le chef de cabinet de l’ex-ministre, Muhyidin Mohamed Saïd, a également été reconnu coupable de corruption. Il devrait purger 9 ans de prison ferme.

Dans un registre un peu plus polémique, Hicham Geneina, ex-président de l’Autorité égyptienne de contrôle des comptes publics a lui aussi été condamné à un an de prison pour avoir « surévalué publiquement l’ampleur de malversations financières ». Le tribunal correctionnel du Caire a jugé que l’accusé a « diffusé de fausses informations de nature à troubler l’ordre et la paix publics ».

Dans son rapport annuel sur l’indice de perception de la corruption à travers le monde, Transparency International a classé l’Egypte comme étant le 88e pays le plus corrompu au monde, à égalité avec l’Albanie, l’Algérie, le Maroc, l’Indonésie, le Pérou et le Suriname. Les pays du bassin méditerranéen sont d’ailleurs épinglés par l’ONG pour la corruption systématique qui caractérise leurs appareils étatiques.

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