Pourquoi le Liban a-t-il rejoint l’Accord d’Agadir ?
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 2 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 2 Septembre 2016 à 08:15

Le Liban a rejoint l’Accord d’Agadir. Le pays du Cèdre souhaite ainsi tirer profit des avantages de ce partenariat pour dynamiser son commerce extérieur. Focus.

L’adhésion du Liban à l’Accord arabo-méditerranéen de libre-échange (ALE), dit « Accord d’Agadir », a été validée lors de la 3e réunion des ministres de Commerce des pays membres (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie), tenue le 3 avril 2016 au Caire.

Après près de 6 ans de léthargie, cette réunion a été l’occasion d’adopter plusieurs accords et mémorandums dans le but de donner un nouveau départ à ce partenariat stratégique. En adhérant à cet accord, le Liban pourra développer ses échanges commerciaux avec les pays membres mais également avec de nombreux pays du pourtour méditerranéen. Eclairage…

Des exportations agricoles en baisse

Le Liban mise sur l’Accord d’Agadir pour renforcer sa complémentarité économique avec les pays membres, notamment dans le secteur industriel. Les exportations du pays en produits agricoles accusent un fort recul. En effet, les producteurs de pommes, forts d’une production de quelque 264 000 tonnes en 2012 selon un rapport publié en 2014 par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), n’arrivent pas à écouler leur stock sur le marché mondial.

Les agrumes (oranges, citrons, mandarines…) ne sont pas mieux lotis. Ce secteur agonise lentement à cause de la baisse des exportations. La production totale a baissé de 45% entre 2007 et 2013, indique le rapport de l’Usaid.

L’ALE donnera un coup de pouce aux exportations libanaises

Grâce à l’Accord d’Agadir, les exportateurs libanais bénéficieront de procédures simplifiées à la douane. Les pays membres reconnaîtront désormais un statut d’ « opérateur économique agréé ». Cette mesure est censée lever, du moins partiellement, les obstacles techniques qui entravent les échanges entre les pays signataires.

Un accord portant sur la lutte contre le dumping devrait aussi être adopté dans un avenir proche, ainsi qu’un nouveau texte définissant les procédés de règlement des litiges économiques et commerciaux visant à garantir les droits et intérêts des opérateurs économiques des pays membres en cas de différend. Les pays de l’ALE s’engagent également à protéger la propriété intellectuelle via un accord qui complète les dispositions en vigueur.

Pour rappel, «la déclaration d’Agadir» a vu le jour en 2001, à Agadir (550 kilomètres au sud de Rabat) sur initiative du Maroc. La convention, signée en 2004 à Rabat, n’est entrée en vigueur que le 6 juillet 2006 après accomplissement des procédures de ratification. Son application effective remonte, quant à elle, au 27 mars 2007.

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