L’Algérie et la Banque mondiale font le point concernant un rapport polémique
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Selim Ben Taziri Rosa
lundi 5 septembre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 5 Septembre 2016 à 07:31

L’Algérie fait face aux mauvaises répercussions de la publication du rapport de la Banque Mondiale concernant les perspectives de son économie.

Une annonce de la Banque mondiale concernant les perspectives économiques de l’Algérie a provoqué une vive polémique en plein cœur de l’été. Suite à cela, les autorités algériennes tiendront une discussion par vidéo conférence avec l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région MENA, Shanta Devarajan.

Cette rencontre permettra de faire quelques mises au point sur les chiffres pessimistes publiés par la Banque Mondiale.

Chiffres publiés démentis par l’Algérie

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait assuré que les réserves de change ne chuteraient pas sous la barre des 100 milliards de dollars. Cependant, de son côté, la Banque Mondiale avait créé une polémique en annonçant la chute des réserves de changes algérienne à 60 milliards de dollars à fin 2018

Dans son rapport, la BM précise que le faible endettement et le niveau conséquent de réserve de l’Algérie lui ont permis de résister à la crise pétrolière. En revanche, elle souligne la diminution au long terme des cours de pétrole qui se soldera par un recul des recettes.

Les données fournies par les autorités algériennes ont montré que le déficit de la balance des paiements devrait se situer entre 27 et 28 milliards de dollars au cours des trois prochaines années. La Banque mondiale les a donc publiés.

Face à cette déclaration, la banque d’Algérie a manifesté publiquement son opposition en déclarant que « le niveau des réserves à fin 2018 sera nettement supérieur à celui annoncé par la BM, notamment en raison des effets de la consolidation budgétaire et de l’impact de celle-ci sur les comptes extérieurs ».

L’Algérie garde son optimisme

La raison de cet optimisme algérien tient sur l’évolution de ses exportations d’hydrocarbures qui, même avec la baisse des cours de pétrole cette année, connaitrons une évolution entre 2016 et 2018 et amélioreront la valeur exportatrice.

Les importations quant à elles connaissent une tendance baissière depuis le début 2015, chutant de  11,8%. Cette douce diminution s’est poursuivie au premier semestre 2016 avec 11,2% d’importations en moins par rapport à la même période.

L’ancien ministre des Finances Benkhalfa assure que les concepteurs des rapports « Doing Business » de la Banque mondiale ont affirmé qu’ils reconnaissent les compétences des cadres algériens en matière économique. Ils lui ont assuré que l’Algérie, en raison de ses capacités humaines et matérielles et même naturelles, mériterait une meilleure place sur la scène mondiale.

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