Un médicament efficace pour lutter contre les AVC en développement en Israël
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Karl Demyttenaere
mardi 6 septembre 2016 Dernière mise à jour le Mardi 6 Septembre 2016 à 08:00

Connaissez-vous PamBio ? Cette société spécialisée en biotechnologie aurait trouvé un moyen de prévenir les lésions cérébrales après un AVC hémorragique. Cette innovation majeure pourrait sauver la vie de milliers de malades.

Abed Higazi et le Dr Noha Higazi, tous deux maris et femme, ont fondé l’entreprise spécialisée en biotechnologie PamBio. Ils affirment avoir trouvé un moyen d’arrêter les saignements aigus et de prévenir les lésions cérébrales après un AVC hémorragique, n’ayant pas de traitement médicamenteux à l’heure actuelle.

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral hémorragique ? Il intervient lorsqu’ un petit vaisseau sanguin se rompt et que le sang s’écoule dans les tissus du cerveau. Pour le traiter, la seule option actuellement est de percer un trou dans le crâne afin de soulager la pression sur le cerveau. A noter que ce type d’accident représente 10 à 15% de tous les AVC.

Il s’agit d’un réel problème de santé puisque chaque année entre 1,5 million et 2 millions de personnes souffrent d’AVC hémorragiques dans le monde. 31% d’entre elles meurent dans la semaine, et 59 % dans l’année.

L’approche de PamBio

Abed Higazi, biochimiste clinique dirigeant la Division des laboratoires et le Département de biochimie clinique à l’hôpital Hadassah de Jérusalem ainsi que son épouse, le Dr Noha Higazi, ont mieux au point un médicament.

Cette solution convient une molécule de protéine qui empêche le saignement, elle est injectée dans le patient par voie intraveineuse. Cela permet de minimiser la toxicité du sang dans le cerveau, des effets secondaires réduits et une forte liaison à la cible afin de minimiser la dose requise nécessaire.

L’étape suivante sera de donner une nouvelle dimension à ce médicament en le transférant des laboratoires de recherche vers une production stable pouvant être fabriquée. L’entreprise souhaite commencer les essais cliniques en 2019.

Pour y parvenir, la société pourra s’appuyer sur ses partenaires. En effet, depuis sa création en août 2014, la société a reçu 3 millions de shekels (710 000 euros environ) du fonds de capital risque NGT3 et du gouvernement israélien.

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