Quels sont les enjeux économiques des élections législatives marocaines ?
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Karl Demyttenaere
jeudi 8 septembre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 8 Septembre 2016 à 10:32

Le scrutin législatif au Maroc du 7 octobre prochain est un véritable défi pour le Premier ministre Abdelilah Benkirane. Face à un bilan économique mitigé, il mise sur un discours sans langue de bois pour convaincre.

Tous les observateurs s’accordent sur un point : le Parti de la Justie et du Développement est monté en puissance, d’abord en obtenant une majorité confortable le 25 octobre 2011 puis en étant confirmé durant les élections régionales et communales de septembre de l’année dernière.

Cependant le PJD d’Abdelilah Benkirane ne semble pas avoir pu tenir les promesses économiques qui ont favorisé sa victoire historique en 2011 : le combat contre la corruption et le chômage chronique. Le chef du gouvernement marocain défend avec toute sa verve malgré tout son mandat en mettanten avant qu’il a pu réduire le déficit public du royaume de 7% à moins de 5% du PIB.

Entre le Palais et le peuple, un grand écart difficile ?

Pendant ces cinq ans au pouvoir, Abdelilah Benkirane a été confronté à un véritable défi : à la fois témoigner sa fidélité au Palais et tout en mettant en œuvre le changement pour lequel il a été élu en 2011. 

Malgré ce bilan social et économique contesté, le PJD parvient encore à séduire en incarnant une alternative crédible au Parti Authenticité et Modernité (PAM), parti lancé en 2008 par l’actuel conseiller du roi Fouad Ali El Himma, davantage étiquetté comme un « parti du système ». 

16 millions de marocains inscrits

Selon les chiffres officiels d’un communiqué du ministère de l’Intérieur, c’est pas moins de 16 millions de citoyens qui sont inscrits sur les listes électorales en prévision des législatives du 7 octobre. Dans le détail, 30% des électeurs ont moins de 35 ans, 43% ont entre 35 et 54 ans, et 27% ont plus de 54 ans. A noter également que, selon ce communiqué, 55% d’entre eux vivent en milieu urbain, pour 45% en milieu rural.

Le principal enjeu du scrutin restera le taux de participation, qui constitue déjà un indicateur politique en lui-même. Aux législatives de 2011, ce taux avait été de 45%.

A noter que la campagne débute officiellement le 25 septembre et les autorités ont interdit tout sondage à compter du 9 septembre.

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