Visite du ministre de l’Energie algérien en Russie
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Karl Demyttenaere
jeudi 8 septembre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 8 Septembre 2016 à 14:21

Dans le cadre de la préparation de la réunion informelle de l’OPEP prévue le 27 septembre à Alger, le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Bouterfa a effectué une visite à Moscou. Dans quel but ?

Après Doha, Téhéran, c’est à présent à Moscou que s’est rendu le ministre algérien de l’Energie. Il s’est entretenu avec son homologue russe, Alexander Novak, le 9 septembre. Ils ont évoqué la coopération énergétique russo-algérienne ainsi que des préparatifs de la réunion informelle de l’OPEP prévue le 27 septembre à Alger

Organisée en marge du Forum International de l’énergie, cette réunion veut analyser la situation du marché pétrolier mondial et la faire évoluer. En effet, les producteurs s’avèrent insatisfaits par le niveau des prix, qui se caractérisent par un écart énorme avec leur niveau d’avant juin 2014.

D’après plusieurs sources diplomatiques citées par des médias algériens, l’objectif pour l’Algérie et la Russie serait la stabilisation des cours entre 50 et 60 dollars le baril avec une baisse de la production à l’échelle des pays de l’OPEP et hors-OPEP.

Un contexte propice à un accord ?

Cette position n’était pas jusqu’ici partagée par l’Iran mais la position de Téhéran semble évoluer. En effet, le pays, qui avait jusqu’à tout récemment refusé tout abaissement de son quota de production, fait preuve de plus d’ouverture. 

De plus l’Arabie saoudite est également plus coopérative qu’auparavant. En effet, Riyad a signée une déclaration commune signée en marge de la dernière réunion du G20 entre son ministre Ressources naturelles, Khaled al-Faleh, et le ministre de l’Energie russe.

Des avis divergents 

D’après Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach et actuel vice-président de l’Association algérienne de l’industrie du gaz, tous les signaux sont positifs pour le moment quant à un éventuel accord sur le gel de la production pétrolière des pays de l’OPEP, comme il l’a déclaré à la Radio algérienne publique

Selon Goldman Sachs, cet éventuel accord sur le gel de la production de pétrole entre les producteurs OPEP et les producteurs non-OPEP ne sera pas forcément profitable aux premiers. En effet, d’après la banque d’affaires américaine, “si l’accord débouche sur la hausse ultérieure des prix du baril et qu’il entraîne une intensification des exportations depuis les pays non membres de l’OPEP, celui-ci risque d’être contreproductif pour l’OPEP“.

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