Vers une seule institution pour réguler la presse écrite en Algérie ?
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 9 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 9 Septembre 2016 à 13:05

Le ministre algérien de la communication, Hamid Grine envisage de limiter la régulation de la presse écrite à un seul organisme avec l’amendement de la loi de 2012 qu’il propose.

Dorénavant, la presse écrite algérienne ne comptera plus qu’un seul organisme de régulation. Il n’y aura donc plus l’autorité de régulation de la presse écrite actuelle. Le conseil déontologique et la commission nationale de délivrance de la carte nationale de journaliste disparaitront pour laisser place à un unique organisme général de régulation.

Nouveau texte de loi pour suivre l’esprit constitutionnel

A l’occasion de la présentation de son texte de loi, le ministre a également déclaré que le ministère s’apprête à présenter plusieurs textes de loi afin de déterminer la structure de la presse écrite algérienne. « De nouveaux textes de loi seront prochainement soumis au gouvernement pour permettre la mise en place d’une structure devant prendre en charge tous les aspects liés à la régulation du secteur de la presse écrite ».

Quel est l’objectif d’un changement de loi pareil ?

Ces nouveaux textes de lois ont pour objectif premier de prioriser la liberté d’expression conformément à la nouvelle Constitution de 2016 à travers un amendement de la loi du 12 janvier 2012. Cette loi de janvier 2012 insistait sur l’intervention d’une multitude d’institutions de régulation sur la presse écrite.

Hamid Grine avait pourtant déclaré en avril dernier lors d’une conférence déontologique de la presse qu’ « aucune chaîne de télévision ou de radio ne peut être créée sans l’accord des autorités. L’Etat algérien a été extrêmement tolérant, mais cette tolérance a des lignes rouges qu’il ne faut pas franchir ».

L’Algérie compte plusieurs titres de presses écrites dont El Khabar, El Watan, el Nahar, El Ayem ou encore Bejaia. Ces journaux pourront peut être jouir d’une nouvelle vague de liberté si le nouveau texte proposé respecte la liberté d’expression comme évoquée dans la nouvelle constitution Algérienne.

Les nouvelles lois viennent d’être finalisées par le ministère de la communication et seront prochainement déposées au secrétariat général du gouvernement algérien.

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