La Banque Mondiale évalue les dégâts financiers de la pollution : ils sont colossaux !
#ASavoir #AnalyseEconomique #EchangesMediterraneens #Economie #Entreprises #VieDesEntreprises
Selim Ben Taziri Rosa
mercredi 14 septembre 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 14 Septembre 2016 à 08:20

La pollution atmosphérique est le 4ème facteur de risque de décès prématurés dans le monde. La pollution a tué plus de 120 000 personnes dans la région MENA seulement en 2013.

Suite à plusieurs décès liés à la pollution constatés dans le monde, une étude a été menée par la Banque mondiale et l’institut d’évaluation et des indicateurs de santé (Institute for Health metrics and évaluation-IHME).

Cette étude aura comme objectif de mesurer les coûts de décès prématurés engendrés par la pollution de l’air. Dans un contexte de pénurie de ressources, cette étude facilitera la prise de décision concernant les régulations et limitations liés à la pollution.

Répercussions financières mais avant tout humaines

Ces études ont révélé que plus de 120 000 personnes ont connu la mort suite aux maladies liées à la pollution domestique ou extérieur. Uniquement durant l’année 2013. Il en résulte de plusieurs centaines de milliers de familles meurtris et ravagés.

Environs 225 milliards de dollars (200 milliards d’euros) de pertes de revenus du travail imputables à ces décès ont été enregistrés en 2013.

Cependant, la Banque mondiale a tenu compte des dégâts financiers de ce fléau. L’étude menée a estimé que les 120 000 décès causés par la pollution ont engendré un coût de 9 milliards de dollars (8 milliards d’euros) en 2013.

Ces milliards de dollars empêchent les économies de cette région de se développer en raison des pertes de revenus du travail de la population d’âge actif. L’Egypte et l’Iran comptent le plus grand nombre de décès et de coûts liés à la pollution.

Etude sur les avantages et répercussion pour l’économie mondiale

La Banque Mondiale et l’Institut a également étudié les répercussions des pertes du bien-être. Cette étude, couramment utilisée par des institutions mondiales, a comme objectif d’évaluer les coûts engendrés par les indemnisations monétaires, par les coûts marchands et non marchands dus aux maladies liées à la pollution.

Les avantages des réglementation environnementales dans un pays donné sont aussi mesurés et analysés minutieusement par les plus grands instituts généralement en partenariat avec des banques. 

L’étude a donc révélé que le coût total des décès prématurés dus à la pollution de l’air est estimé à 5 000 milliards de dollars (4449 milliards d’euros) en 2013. Les pertes du bien être en région MENA ont atteint 154 millions de dollars (137 millions d’euros), soit 2.2% du PIB.

La vice-présidente de la Banque Mondiale pour le développement durable, Laura Tuck a affirmé que “la pollution atmosphérique a pour conséquences de menacer le bien-être des populations, de porter atteinte au capital naturel et matériel et de limiter la croissance économique” elle a ajouté que la Banque mondiale espère trouver un écho chez les décideurs et faire en sorte que l’on consacre davantage de ressources à l’amélioration de la qualité de l’air.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *